LES ETAPES ET LES RESULTATS

06.07.19 : BRUXELLES-CHARLEROI-BRUXELLES : 194,5 Kms

  

   Le 106 ème Tour de France marque le centenaire du maillot jaune et prend son envol de BRUXELLES. Le maillot jaune revêtira, chaque jour, un aspect différent. Il sera frappé des grands noms du Tour, de sites historiques... Pour cette 1ère étape, l'Atonium de Bruxelles y sera dessiné.

   Cette 1ère étape forme une boucle de 194,5 kms propice à une arrivée massive au sprint mais elle peut être sujette à beaucoup de tensions, d'autant que le parcours est loin d'être plat.

Pour la 1ère étape du Tour 2019, les Bruxellois ont eu droit à une surprise. Pas en début de journée, lorsque l’un de leurs compatriotes, Greg Van Avermaet, a fait valoir ses talents de coureur de classiques flandriennes pour aller chercher le maillot à pois au sommet du Mur de Grammont. Pas non plus en ce qui concerne le scénario de l’étape, puisque le dernier attaquant de la journée, Stéphane Rossetto, a bien été repris à l’entrée dans les dix derniers kilomètres, laissant place à un sprint massif. En revanche, les favoris de l’exercice ont été cueillis par Mike Teunissen, qui a placé son effort maximal dans les 50 derniers mètres pour dépasser Peter Sagan et Caleb Ewan. Le coureur de Jumbo-Visma remlporte sa première étape sur le Tour de France et devient le premier coureur néerlandais à enfiler le Maillot Jaune depuis Erik Breukink à l’issue du prologue couru au Luxembourg en 1989.

Le Roi des Belges salue le peloton
Le peloton se réunit avec 176 coureurs et un invité d’honneur, Eddy Merckx, puis s’arrête pendant le défilé sur la Grand-Place de Bruxelles pour une courte cérémonie de lancement officiel du Tour en présence de sa Majesté Philippe, Roi des Belges. Après les hymnes et les hommages, les coureurs se lancent sur l’étape avec appétit. Un groupe de 4 coureurs se détache dès le 1er km avec Greg van Avermaet (CCC), Natnael Berhane (Cofidis), Mads Würtz (Katusha) et Xandro Meurisse (Wanty).

Les pois pour Van Avermaet
L’objectif est clair pour le champion olympique, qui rentre spécialement sur son terrain an abordant le Mur de Grammont, où il impose un rythme qui décramponne Berhane puis Würtz. Son compatriote Xandro Meurisse reste dans sa roue, incapable toutefois de rivaliser au sommet. Van Avermaet s’empare donc du maillot à pois, mais réintègre très vite le peloton et laisse ses associés de circonstance poursuivre leur route en trio.

La collecte de points est commencée pour Sagan
Maintenus à distance raisonnable par les équipes Lotto-Soudal, Jumbo-Visma et Deceuninck-Quick Step, Berhane, Würtz et Meurisse font surtout les frais d’une accélération brutale qui se produit à l’approche du secteur pavé de Thiméon (km 118). Les équipiers de Bora-Hansgrohe sont à la manœuvre pour déposer leur leader Peter Sagan dans les meilleures conditions pour entamer sa grande collecte de points sur le sprint intermédiaire des Bons Villers (km 125). Le mouvement a pour double conséquence d’anéantir l’échappée à 70 km de l’arrivée, et de provoquer une cassure qui attarde momentanément des favoris comme Simon Yates et Dan Martin. Le passage sur les pavés a par ailleurs imposé un arrête sur crevaison à Elia Viviani, l’un des hommes à suivre en fin d’étape.   

Chute de Fuglsang
À 58 km de l’arrivée, Stéphane Rossetto tente une sortie en solitaire et creuse un écart culminant à 1’50’’ après une douzaine de kilomètres. Mais le peloton calcule son retour et réduit progressivement l’écart sous l’impulsion des équipes de sprinteurs : plus que 1’05’’ d’avance à 20 km de l’arrivée, où une chute met notamment à terre Jakob Fuglsang ; puis 15’’ à 10 km, avant d’être repris dans le km suivant. Un sprint massif se prépare alors entre les formations des principaux intéressés. Les Jumbo-Visma perdent Dylan Groenewegen immédiatement avant la Flamme Rouge et un combat s’organise dans les dernier kilomètres entre Sagan, Ewan et Matthews. Mais c’est finalement un autre Néerlandais, Mike Teunissen, qui dépasse dans les 50 derniers mètres Sagan et Ewan… pour une poignée de centimètres.  

RESULTATS ETAPE

1 - Mike TEUNISSEN Team Jumbo - Visma

2- Peter SAGAN Bora - Hansgrohe

3 - Caleb EWAN Lotto Soudal

4 - Giacomo NIZZOLO Team Dimension Data

5 - Sonny COLBRELLI Bahrain-Merida.

 

Maillot Jaune : Mike TEUNISSEN

Maillot Vert : Peter SAGAN

Maillot à Pois : Greg VAN AVERMAET

Maillot Blanc : Caleb EWAN

Le Plus Combatif : Stéphane ROSSETTO Cofidis

Classement par Equipe : Team Jumbo-Visma.

07.07.19 : BRUXELLES PALAIS ROYAL - BRUWELLES ATONIUM : CONTRE LA MONTRE : 27,6 Kms

 

   Chrono par équipe : épreuve toujours très spectaculaire : on devrait y retrouver les spécialistes de l'exercice aux avant-postes et par la même le maillot de leader devrait changer d'épaules car l'étape de la veille ne devrait pas creusé beaucoup d'écarts.

   En contre la montre par équipe, les meilleurs rouleurs effectuent les relais et l'important consiste à rester groupés. Malheur à l'équipier qui ne parvient pas à soutenir le rythme ...

   Sur le contre-la-montre par équipes de Bruxelles, la formation Ineos était particulièrement attendue pour tenter de décrocher sa première victoire dans l’exercice collectif.

  Avec un temps de référence très élevé établi en tout début de programme, Geraint Thomas et ses hommes semblaient tenir leur succès, particulièrement après avoir vu buter leurs principales rivales, comme Deceunick-Quick Step qui s’est approchée à 1’’. Mais la formation Jumbo-Visma, emmenée par son Maillot Jaune Mike Teunissen mais aussi le triple champion du monde du chrono Tony Martin, s’est rapidement montrée au-dessus du niveau de l’équipe britannique. En passant à Schaerbeek, la ville natale de Jacques Brel, il était déjà acquis que le Maillot Jaune ne quitterait pas les épaules de Teunissen. La tradition des chronos par équipes remportés par les Néerlandais est renouée par Jumbo-Visma, qui place 5 coureurs aux 5 premières places du classement général.  

Ineos place la barre très haut
Peu habitués à la dernière position du classement par équipes, les coureurs du Team Ineos ouvrent le bal sur les 27,6 km du parcours du jour et signent un temps de référence de haut niveau au pied de l’Atomium, avec 29’18’’, soit une moyenne de 56,5 km/h. En dépit de la chute de Jakob Fuglsang dans le final de la veille, la formation Astana s’approche à 21’’ de l’équipe britannique. Mais la sensation vient très vite de Groupama-FDJ, capable de se placer à 11’’ seulement des favoris du jour.

Groupama-FDJ sort du podium
Le chrono du groupe franco-suisse ne reste pas sur le podium, d’abord dépassé par CCC Team puis par Katusha-Alpecin, qui avait même semblé en mesure de battre Ineos en signant les deux meilleurs chronos intermédiaires. Ils sont ensuite sortis du tiercé par la formation Sunweb, qui bute à deux secondes des maîtres du jeu. Les rouleurs de Bahrain-Merida, avec notamment Rohan Dennis, Vincenzo Nibali et Ivan Garcia, pouvaient camper de bons candidats à l’étape, mais terminent finalement leur route avec 16’’ de retard.

Les Jumbo-Visma parfaitement lancés
En fin de programme, ce sont les champions du monde de la spécialité qui peuvent inquiéter Ineos, mais il manque finalement huit dixièmes de seconde à Alaphilippe et ses coéquipiers pour dépasser leurs rivaux du jour. En revanche, il devient vite très clair que Jumbo-Visma sera non seulement en mesure de conserver le Maillot Jaune de Mike Teunissen, mais aussi d’exclure Ineos du jeu pour la gagne : avec 14’’ de mieux après 13 km, 16’’ au km 20, le train hollandais est parfaitement lancé, malgré le retrait de Dylan Groenewegen.    

RESULTATS

 1 - Team JUMBO VISMA 28'57 "

  2 - Team INEOS 29'17 "

  3 - DECEUNINCK-QUICK-STEP 29'18"

  4 - Team SUNWEB 29' 23"

  5 - Team KATUSHA 29'23 "

    CLASSEMENT GENERAL

  1 - Mike EUNISSEN Team Jumbo Visma

  2 - Wont VAN AERT Team Jumbo Visma

  3 - Steven KRUIJSWIJK Team Jumbo Visma

  4 - Tony MARTIN Team Jumbo Visma

  5 - George BENNETT Team Jumbo Visma.

08.07.19 - BINCHE - EPERNAY : 215 KMS

 

   Le peloton effectue ses derniers tours de roue en Belgique avant d'entrer en France. En fin de parcours, l'enchaînement de 4 côtes peut sourire aux puncheurs avides de déclencher des échappées...mais il n'est pas sûr du tout que les sprinteurs soient encore tous présents au sommet de la dernière cote située seulement à 4 Kms de l'arrivée..  

   Qui sabrera le champagne à EPERNAY ?

VICTOIRE POUR JULIAN ALAPHILIPPE

JULIAN ALAPHILIPPE EN JAUNE

Au pays du champagne, le final de l’étape l’Epernay a donné lieu à deux initiatives pleines de panache. La première par Tim Wellens, qui a lâché ses compagnons d’échappée à 48 kms de l’arrivée pour une aventure en solo qui lui a finalement rapporté le maillot à pois. Mais le Belge n’a pas pu résister à l’offensive de Deceuninck-Quick Step et de son leader Julian Alaphilippe, qui a fondu sur lui dans la côte de Mutigny pour aller cueillir 16 kms plus loin sa 3ème victoire d’étape sur le Tour, assortie du Maillot Jaune qui n’avait plus été porté par un coureur français depuis Tony Gallopin en 2014. Il domine le Tour avec 20’’ d’avance sur Wout van Aert et 25’’ sur Steven Kruijswijk.  

Wellens dans l’échappée
Le peloton du Tour se réunit pour la dernière fois de l’année en Belgique avec 176 coureurs, et n’a pas encore quitté le territoire lorsque se forme l’échappée du jour, après 5 kms de tentatives vaines. Persévérant, Yoann Offredo (Wanty-Gobert) sort du peloton avec Stéphane Rossetto (Cofidis), Tim Wellens (Lotto-Soudal), Paul Ourselin (Total Direct Energie) et Anthony Delaplace (Arkea-Samsic). L’échappée ainsi constituée profite d’un vent favorable pour parcourir 46,9 kms dans la première heure de course, pendant que Tony Martin, coéquipier du Maillot Jaune chez Jumbo-Visma, se charge de donner le tempo à l’avant du peloton.

Asgreen aux commandes de la poursuite
L’écart augmente jusqu’à un maximum de 6’15’’, qui persuade au km 76 les Deceuninck-Quick Step de déclencher de façon beaucoup plus nette la poursuite en envoyant dans un premier temps Kasper Asgreen en tête du peloton. Le rapprochement est immédiat, obligeant l’échappée à maintenir une cadence particulièrement élevée pour subsister, avec une moyenne de 46,1 km/h après 3 H de course. Mais en passant au pied de la cathédrale Notre-Dame de Reims (km 146), les 5 hommes de tête n’ont plus que 1’45’’ d’avance.    

Un raid solitaire pour Alaphilippe
La situation semble compromise et incite Tim Wellens à passer à l’offensive à 48 kms de l’arrivée, à l’approche de l’enchaînement des ascensions dans le vignoble champenois. Son effort lui permet de saisir le maximum de points de la montagne en jeu sur l’étape et de s’approprier le maillot à pois. Mais avec seulement 50’’ d’avance sur le peloton en abordant la côte de Mutigny, l’arrivée en solo semblait inenvisageable, alors que les grandes manœuvres débutaient du côté de la Quick Step.

Dans les 200 derniers mètres de ce « mur », Julian Alaphilippe fait la différence, fond sur Wellens et attaque en tête la descente pour se lancer dans un raid solitaire de 16 kms.

L’étape et le Maillot Jaune
La course poursuite est lancée, respectivement par les équipes Ineos et Education First, qui ne parviennent pas à revenir sur le puncheur de l’équipe belge. ALAPHILIPPE résiste et conserve même un avantage qui lui permet de garder sur la ligne d’arrivée suffisamment d’avance pour prendre la tête du classement général. Le premier peloton, réglé par Michael Matthews, se présente en effet avec 26’’ de retard sur le nouveau Maillot Jaune. 

RESULTATS

1 - Julian ALAPHILIPPE Decenminck-Quick-Step

2 - Mickaël MATTHEWS Team Sunweb

3 - Jasper STUYEN Trek-Segafredo

4 - Greg VAN AVERMAET CCC Team

5 - Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Decenminck-Quick-Step

2 - Wout VAN AERT Team Jumbo Visma

3 - Steven KRUIJSWIJK Team Jumbo Visma

4 - George BENNETT Team Jumbo Visma

5 - Mickaël MATTHEWS Team Sunweb

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Wout VAN AERT Team Jumbo Visma

Equipe : Team Jumbo Visma

Combatif du Jour : Tim WELLENS Lotto Sandal.

 

09.07.19 : REIMS - NANCY : 213,5 KMS

 

  Plus ou moins brimés depuis la 1ère journée à Bruxelles, les sprinteurs retrouveront le plat, leur terrain de prédilection. Et celà d'autant plus que l'arrivée jugée à l'extrémité d'une longue ligne droite de 1500 m risque fort de générer un sprint massif. Ils voudront garder la main mise sur cette étape car les jours suivants celà sera compliqué pour eux pour se disputer la victoire.

  Le maillot vert changera-t-il d'épaules ?

 Le profil de la 4ème étape promettait une arrivée musclée entre les sprinteurs qui s’étaient déjà livrés à une explication à Bruxelles, mais qui appelait une revanche en Lorraine. Les équipes des principaux candidats n’ont laissé que peu de chances aux 3 échappés du jour, qui se sont pliés à la règle et ont réintégré le peloton dans les 15 derniers kms. Dans le sprint final, c’est Elia Viviani qui s’est montré le plus rapide et le plus résistant, respectant une forte tradition nancéenne qui consiste à sacrer sur le Tour des coureurs italiens. Le sprinteur de Quick-Step prolonge ainsi une prestigieuse lignée commencée avec Fausto Coppi (1949 et 1952), puis Aldo Parecchini (1976), Lorenzo Bernucci (2005) et Matteo Trentin (2014). Viviani rentre également aujourd’hui dans le club des coureurs ayant remporté des étapes sur les trois grand tours cyclistes.

Trois coureurs dans l’échappée
C’est un peloton intact depuis le départ de Bruxelles, avec 176 coureurs, qui se réunit à Reims pour se lancer en direction de Nancy. Dès le 1er kilomètre de course, Yoann Offredo et Frederik Backaert (Wanty-Gobert) sortent du peloton, immédiatement suivis par Michael Schär (CCC). Les trois hommes ne rencontrent aucune difficulté pour s’éloigner dans un premier temps, mais leur progression est tout de même surveillée de près par les équipes Deceuninck-Quick Step, Jumbo-Vismo et Lotto-Soudal, qui donnent le tempo à l’avant du peloton et stabilisent l’écart autour de 3 minutes.

Schär le dernier résistant

Le trio s’applique et progresse jusqu’à obtenir au bout de 92 kms, dans la côte de Rosières, un avantage maximal de 3’40’’. La poursuite prend alors une allure plus stricte et l’écart se réduit rapidement à 1’35’’ en entrant dans les 60 derniers kms, pour tomber ensuite sous la minute une dizaine de kms plus loin. Le rapprochement se précise à 30 km de l’arrivée, où les 30’’ d’avance qu’il reste au groupe incitent Michael Schär à accélérer. Backaert parvient à garder sa roue mais pas Offredo qui réintègre rapidement le peloton. A deux, la tâche n’est pas plus aisée et la pression s’intensifie sur les hommes de tête, qui n’ont plus que 15’’ d’avance dans la côte de Maron. C’est là que Backaert lâche prise, mais Michael Schär ne persiste qu’un kilomètre de plus. Il rentre dans le rang après 195 km en tête.

Avec l’aide du Maillot Jaune !
Les équipes de sprinteurs passent dans une nouvelle phase de préparation de l’arrivée, à peine perturbée par une tentative de Lilian Calmejane, en tête pendant 6 km avant d’être avalé. L’équipe Jumbo-Vismo prend les commandes dans les trois derniers kms, mais c’est le Maillot Jaune Julian ALAPHILIPPE lui-même qui fait son apparition sous la Flamme Rouge pour emmener son coéquipier Elia Viviani. Une fois livré à lui-même, l’Italien termine parfaitement le travail et résiste à la menace d’Alexander Kristoff et de Caleb Ewan, qui complètent le podium du jour.

RESULTATS

1 - Elian VIVIANI Deceunmick Quick-Step

2 - Alexander KRISTOFF Team Emirates

3 - Caleb EWAN Lotto Soudal

4 - Peter SAGAN Bora-Harogrohe

5 - Dylan GROENEWEGEN Team Jump Visma

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Decenminck-Quick-Step

2 - Wout VAN AERT Team Jumbo Visma

3 - Steven KRUIJSWIJK Team Jumbo Visma

4 - George BENNETT Team Jumbo Visma

5 - Mickaël MATTHEWS Team Sunweb

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Wout VAN AERT Team Jumbo Visma

Equipe : Team Jumbo Visma

Combatif du Jour : Mickaël SCHAR CCC Team.

 

 

 

 

10.07.19 : ST DIE DES VOSGES - COLMAR : 175,5 KMS

 

  Ville-Etape inédite, St Dié des Vosges accueille le départ de cette étape qui conduit le peloton à Colmar, Préfecture du Haut-Rhin, à traver les magnifiques villages Alsaciens.

  Parcours accidenté, proche de la moyenne montagne, avec 4 montées dont 2 classées en 2ème catégorie. Cette étape servira probablement de légère répétition avant celle du lendemain beaucoup plus rude. 

C’était une étape de baroudeurs… mais Peter Sagan n’était pas de cet avis. Très rapidement après la constitution d’une échappée qui n’a impliqué que 4 coureurs, les ambitions des formations Bora-Hansgrohe et Sunweb ont été très claires. Avec un écart limité au maximum à 2’30’’, le mouvement d’attaque a asurtout permis à Tim Wellens de soigner son avantage au classement des grimpeurs, mais pas d’envisager un bouquet à Colmar. Dans les ascensions des 70 derniers kms, les formations de Sagan et de Matthews ont fait le nécessaire pour débarrasser le peloton de ses sprinteurs les plus rapides. Dans ces conditions, le triple champion du monde slovaque s’est retrouvé dans des conditions idéales pour faire parler sa puissance. Avec une 12e victoire d’étape sur le Tour, il continue de placer ses pions sur sa carte de France personnelle après son dernier succès à Valence en 2018. La machine est relancée…   

Wellens dans l’échappée
Le peloton se réunit à Saint-Dié-des-Vosges, la ville natale de Jules Ferry, avec toujours 176 coureurs au départ. Parmi eux, les volontaires pour l’échappée sont nombreux et placent des offensives à répétition mais sans succès. C’est le cas dans le désordre de Thomas De Gendt, d’Alexis Gougeard ou de Nils Politt par exemple. Mais au bout de 22 kms de tergiversations actives, c’est un groupe de 4 coureurs qui parvient à se détacher, avec Simon Clarke (Education First), Toms Skujins (Trek), Tim Wellens (Lotto-Soudal) et Mads Würtz (Katusha).

Bora et Sunweb à la manoeuvre
La progression est laborieuse pour l’échappée, surveillée de près par les formations Bora et Sunweb, qui ne dissimulent pas l’intérêt de Peter Sagan et de Peter Matthews pour l’étape du jour. En attendant, Tim Wellens se concentre sur la consolidation de son maillot à pois, passant en tête la côte de Grendelbruch (km 44), où le peloton n’a que 2’05’’ de retard. Sur le sprint intermédiaire de Heiligenstein (km 71), la marge n’est plus que de 1’50’’.  

Skujins en solitaire
L’échappée obtient un avantage maximal de 2’30’’, peu avant d’aborder la montée au Haut-Koenigsbourg, sur laquelle elle perd 45’’. Le net rapprochement ne permet plus aux 4 attaquants de temporiser dans la difficulté suivante, la côte des Trois-Epis. A 2 kms du sommet, Toms Skujins se sépare de ses compagnons de route et résiste en solitaire, mais la tâche est trop ardue avec seulement 20’’ d’avance en abordant la côte des Cinq Châteaux. Il est repris à mi-pente et laisse à regrets la formation Sunweb dicter l’allure du peloton sur la fin de l’ascension.

Costa tente un coup
Le peloton a perdu une bonne partie de ses sprinteurs, mais c’est bien une explication en nombre qui se prépare, les Sunweb, Bora et Bahrain-Merida étant les plus actifs à l’avant du peloton. Ce qui n’empêche pas l’ancien champion du monde Rui Costa de tenter sa chance à 7,5 km de l’objectif, pour une mini-aventure qui s’achève à 2 km du but. Dans les 300 derniers mètres, c’est un autre ancien champion du monde, Peter SAGAN, qui se montre le plus puissant et devance tous ses rivaux avec une nette avance. 

Julian ALAPHILIPPE arrivé 10ème conserve son maillot jaune.

RESULTATS

1 - Peter SAGAN Bora-Hangrove

2 - Wout Van AERT Team Jumbo-Visma

3 - Matteo TRUNTIN Mitchelton-Scott

4 - Sonny COLBRELLI Bahrein-Merida

5 - Greg VAN AVERMET CCC Team

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Decenminck-Quick-Step

2 - Wout VAN AERT Team Jumbo Visma

3 - Steven KRUIJSWIJK Team Jumbo Visma

4 - George BENNETT Team Jumbo Visma

5 - Mickaël MATTHEWS Team Sunweb

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Wout VAN AERT Team Jumbo Visma

Equipe : Team Jumbo Visma

Combatif du Jour : Toms SKUJINS Trek Segafrdo.

 

 

 


 

11.07.19 : MULHOUSE - LA PLANCHE DES BELLES FILLES : 160,5 KMD

 

  1ère Etape de montagne avec un final très compliqué. L'enchaînement col des Chevrières - La Planche des Belles Filles va déclencher la 1ère bataille entre leaders. Celà devrait donc être la toute 1ère explications entre grimpeurs !

  C'est la 4ème fois en 8 ans que l'arrivée est jugée à La Planche des Belles Filles. Cette année les coureurs se coltineront un km supplémentaire, des passages à 20 % et une portion non bitumée.

JULIAN ALAPHILIPPE PERD LE MAILLOT JAUNE pour 6 "

 La 1ère explication de montagne du Tour de France 2019 s’est jouée à deux niveaux, avec une première bataille pour la victoire d’étape qui a concerné l’échappée du jour, partie en début de course à 14 mais qui s’est réduite à un duel de débutants du Tour, remporté dans le redoutable dernier km par Dylan Teuns devant son dernier compagnon de route Giulio Ciccone, nouveau Maillot Jaune. Car derrière eux, les acteurs du classement général ont tardé à déclencher une poursuite sévère, privant Julian Alaphilippe pour 6 " de sa position de leader de la course. La confrontation directe a aussi commencé entre les favoris du Tour, avec un premier avantage pour Geraint Thomas, le premier d’entre eux sur la ligne d’arrivée de la Planche-des-Belles-Filles, où des leaders comme Vincenzo Nibali et encore plus Romain Bardet ont encaissé un débours déjà compromettant.   

14 coureurs dans l’échappée
Après le forfait de Patrick Bevin (CCC), qui roulait avec deux côtes cassées depuis une chute dans l’étape de Nancy, le peloton se réunit avec 175 coureurs à Mulhouse. Le rythme est rapide et les volontaires nombreux pour l’échappée du jour. C’est au km 4 qu’un groupe imposant se détache avec Benoit Cosnefroy (AG2R), Dylan Teuns (Bahrain-Merida), Serge Pauwels (CCC), Julien Bernard, Giulio Ciccone (Trek), Niklas Arndt (Sunweb), Natnael Berhane (Cofidis), Thomas De Gendt, Tim Wellens (Lotto-Soudal), Fabien Grellier (Total-Direct Energie), Nils Politt (Katusha), Xandro Meurisse, Andrea Pasqualon (Wanty-Gobert) et André Greipel (Arkea-Samsic).

Un sprint à 1 point pour Matthews
L’échappée obtient rapidement un avantage conséquent de 6’40’’ au sprint intermédiaire de Linthal (km 29), où Sagan et Matthews se bagarrent pour l’unique point restant en jeu après le passage des 14 premiers. À l’avant, c’est un autre duel qui s’engage pour les points de la montagne, que se disputent Tim Wellens et Giulio Ciccone, le meilleur grimpeur du dernier Giro d’Italia. L’échappée reste intacte et continue de progresser jusqu’à l’ascension du Ballon d’Alsace, où André Greipel lâche logiquement prise. Dans le peloton, l’équipe Deceunick-Quick Step donne le rythme sans réellement lancer de poursuite, l’écart monte même à 8’40’’ au pied de la montée. Mais les équipes Ineos, puis Bahrain-Merida et enfin Movistar, dynamisent le peloton qui bascule avec un écart réduit à 7’20’’.

Un raid solitaire pour De Gendt
Le rapprochement devient alors rapide, le peloton passant avec 5’35’’ de retard au col des Croix, où Thomas De Gendt bascule en tête et se lance dans un raid solitaire. Le Belge creuse temporairement l’écart sur ses anciens compagnons de route, mais le groupe en décomposition fond sur lui à 1,5 km du col. A la bascule, il n’ y a plus que Teuns, Ciccone, Meurisse et Wellens à l’avant, accrochés à un avantage de 4’05’’ qu’ils arrivent à préserver en rentrant dans l’ascension finale. Mais à 4 kms de l’arrivée, Wellens puis Meurisse cèdent et laissent malgré eux Dylan Teuns se disputer l’étape. Le Belge, plus résistant dans les raidards du dernier kilomètre, parvient à se défaire de Ciccone dans les 200 derniers mètres.

Thomas, premier des favoris
Derrière eux, une explication entre les coureurs du classement général se joue, Julian ALAPHILIPPE se battant un peu trop tardivement pour défendre le Maillot Jaune, dont hérite Giulio Ciccone. Parmi les favoris du Tour, c’est Geraint Thomas (4e) qui se présente le 1er sur la ligne, immédiatement avant Thibaut PINOT (5e), suivi de Julian ALAPHILIPPE 6ème, tandis que Vincenzo Nibali et Romain Bardet encaissent une lourde perte dans le dernier kilomètre.

RESULTATS

1 - Dylan TEUNS Bahrein-Merida

2 - Giulio CICCONE Trek-Segafredo

3 - Xandro MEURISSE Wanty-Gobert Cycling Team

4 - Geraint THOMAS Inéos

5 - Thibaut PINOT Groupama - FDJ

6 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step

 

CLASSEMENT GENERAL 

1 - Giulio CICCONE Trek-Segafredo

2 - Julian ALAPHILIPPE  Deceninck Quick Step à 6"

3 - Dylan TEUNS Bahrain-Merida à 32 "

4 - Gerge BENETTE Team Jumbo Visma à 47"

5 - Geraint THOMAS Inéos à 49 "

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Giulio CICCONE Trek-Segafredo

Equipe : Trek-Segafredo

Combatif du Jour :  Tim WELLENS Lotto Sandal.

Abandons : Patrick BEVIN CCC Team (non partant) et Nicolas EDET Cofidis.

 

 

 

12.07.19 : BELFORT - CHALON SUR SAONE : 230 KMS

 

   Belfort acueille le Tour pour la 31ème fois. C'est la plus longue des étapes de cette Edition 2019. Quelques petites côtes jusqu'à mi-parcours avant de pédaler sur le plat des 80 derniers kms.

   Les rouleurs sprinteurs y trouveront leur bonheur et l'un d'eux devrait lever le bras à Chalon sur Saône.  

RESULTATS

1 - Dylan GROENEWEGEN Team Jumbo Visma

2 - Caleb EWAN Lotto Soudal

3 - Peter SAGAN Bora Hansgrohe

4 - Sonny COLBRELLI Bahrain Merida

5 - Jasper PHILIPSEN Team Emirates.

Combatif du Jour : Yoann OFFREDO Wanty Gobert.

 

CLASSEMENT GENERAL 

1 - Giulio CICCONE Trek-Segafredo

2 - Julian ALAPHILIPPE  Deceninck Quick Step à 6"

3 - Dylan TEUNS Bahrain-Merida à 32 "

4 - Gerge BENETTE Team Jumbo Visma à 47"

5 - Geraint THOMAS Inéos à 53 "

6 - Egan BERNAL Inéos à 53 "

7 - Thibaut PINOT Groupama FDJ à 58"

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Giulio CICCONE Trek-Segafredo

Equipe : Trek-Segafredo

13.07.19 : MACON - SAINT ETIENNE : 200 Kms

 

  Un parcours "casse-pattes", sans temps mort, et qui sera trop difficile pour les sprinteurs. Vu la longueur de l'étape, les échappés devraient se disputer la victoire. Le plus dur sera probablement de sortir du peloton pour y prendre part. 

  La 1ère heure de course devrait être très animée.

  La Croix de Montmain, la Croix de Thel, la Croix Paquet, la Croix de Part : 3 cols de 2ème catégorie + 3 côtes aux pourcentages non négligeables...donc les coureurs peu disposés aux routes accidentées, vont connaître...leur chemin de croix. En revanche, les baroudeurs y verront un parcours de premier choix sachant qu'ils pourront déclencher une attaque à tout moment mais les échappées iront-elles au bout ?

  Réponse à SAINT-ETIENNE, ville Etape pour la 26ème fois. 

FEU D'ARTIFICE AVANT L'HEURE !

ECHAPPE AVEC THIBAULT PINOT POUR ALLER RECUPERER SON MAILLOT JAUNE

JULIAN ALAPHILIPPE A ENCORE FAIT EXPLOSER LE TOUR ! 

 

RESULTATS

1 - Thomas de GENDT Lotto Soudal

2 - Thibaut PINOT Groupama FDJ

3 - Julian ALAPHILIPPE Deceninck Quick Step

4 - Mickael MATTHEWS Team Sunweb

5 - Peter SAGAN Bora Hansgrohe.

Combatif du Jour Thomas de GENDT Lotto Soudal.

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck-Quick Step

2 - Giulio CICCONE Trek Segafredo à 23 "

3 - Thibaut PINOT Groupama FDJ à 53 "

4 - Georges BENNETT Team Jumbo Visma à 1'10

5 - Geraint THOMAS Team Ineos à 1'12 " 

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Giulio CICCONE Trek-Segafredo

Equipe : Trek-Segafredo

 

 

 

 

14.07.19 : SAINT ETIENNE - BRIOUDE : 170, 5 KMS

 

   En ce jour de Fête Nationale, le peloton se retrouve au coeur du Massif Central pour une étape légèrement plus courte que celle de la veille mais également accidentée.

  Cette étape ressemble donc beaucoup à celle de la veille ! Peu après le départ, les coureurs se heurteront au mur d'Aurec/Loire, soit 3,2 kms à 11 %. 1er tremplin pour les puncheurs, il peut donner lieu à une échappée susceptible d'aller à terme. Sinon, les protagonistes auront une 2ème chance dans la côte de St Just, à 13 kms de Brioude. 

  Les sprinteurs ne devraient pas réussir à suivre...donc c'est plutôt un baroudeur qui devrait l'emporter...mais si  le peloton revient ce sera un sprint en petit comité.... 

  Victoire Tricolore pour fêter le 14 Juillet ?????....????

Le 14 juillet sourit quelquefois aux coureurs français sur leur Tour national. C’était le cas pour Julian Alaphilippe, qui a passé une nouvelle journée en jaune. Mais pas pour Romain Bardet, qui n’a pas été en position de jouer un rôle majeur sur l’étape jugée dans sa ville natale, ni pour les deux tricolores participant à la volumineuse échappée du jour, Romain Sicard et Anthony Delaplace.

Au sein de ce groupe, les deux plus résistants ont aussi été les deux meilleurs stratèges pour se débarrasser de leurs autres rivaux et se sont disputés le bouquet au sprint. Entre Tiesj Benoot et Daril Impey, c’est le plus puissant qui s’est imposé sur la ligne d’arrivée de Brioude. Il y a six ans, il était devenu le 1er Africain à porter le Maillot Jaune mais n’avait pas pu batailler pour l’étape de Montpellier face à André Greipel. Cette fois-ci, il ajoute à son palmarès une nouvelle ligne de prestige. Le peloton, qui n’a jamais été perturbé par la composition de l’échappée, a rejoint Brioude avec un retard de plus de 16 minutes qui ne modifie pas le haut de la hiérarchie. Julian Alaphilippe conserve le Maillot Jaune avec 23’’ d’avance sur Giulio Ciccone et 53’’ sur Thibaut Pinot.    

14 + 1 = 15

Au départ de Saint-Etienne, 171 coureurs sont présents, mais le peloton perd au km 10 Alessandro De Marchi sur une lourde chute. Entre temps, plusieurs mouvements se déclarent, avec par exemple Nils Politt (Katusha) qui passe une poignée de kms à l’avant sans attirer avec lui de compagnons de route. C’est ensuite au km 15,5 qu’un groupe beaucoup plus imposant se détache, avec 14 coureurs dans un premier temps. L’attaque de Lukas Pöstlberger (Bora), Oliver Naesen (AG2R), Ivan Garcia Cortina, Tratnik (Bahrain-Merida), Tony Martin (Jumbo-Visma), Simon Clarke (Education First), Daril Impey (Mitchelton-Scott), Jasper Stuyven (Trek), Nicolas Roche (Sunweb), Jesus Herrada (Cofidis), Tiesj Benoot (Lotto-Soudal), Romain Sicard (Total-Direct Energie), Edvald Boasson Hagen (Dimension Data) et Anthony Delaplace (Arkea-Samsic) inspire Marc Soler (Movistar) qui sort du peloton en contre-attaque, tout comme Rui Costa (UAE) avec un temps de retard.

Costa se relève

Dans le Mur d’Aurec-sur-Loire (km36,5), l’Espagnol arrondit l’effectif de l’échappée à 15 coureurs, en revanche le Portugais ne parvient pas à se rapprocher à moins de 25’’ et choisit finalement d’abdiquer. L’écart avec le peloton est alors de 8’50’’, puis s’accroît jusqu’à 10’40’’ au passage au km 47. Sans réelle volonté de reprendre l’échappée, l’équipe Deceuninck-Quick Step donne le rythme pour maintenir l’écart autour de 10 minutes. C’est l’intervalle qui est par exemple enregistré sur la ligne du sprint intermédiaire d’Arlanc (km 92).      

Un duel Benoot-Impey
Le groupe évolue en bonne entente jusqu’à l’entrée dans les 50 derniers kms, où les échappés commencent à se projeter vers la bataille pour l’étape. Simon Clarke est le premier à attaquer à 45 kms du but, mais c’est Lukas Pöstlberger qui s’isole un peu plus durablement en sortant du groupe 1 km plus loin. Mais l’Autrichien est rejoint dès l’entrée dans l’ultime ascension, où le groupe de ses premiers poursuivants qui s’est réduit à Naesen, Tratnik, Impey, Stuyven, Benoot, Soler et Roche. A 8 kms de l’arrivée et après une série d’offensives et de contre-offensives, c’est un duo composé de Tiesj Benoot et Daril Impey qui prend l’avantage et s’accroche à un avantage de 15’’ dans le dernier kilomètre. Dans le duel final, Benoot lance son sprint en premier à 200 m mais subit le retour en puissance de son rival, vainqueur de sa 1ère étape sur le Tour.

RESULTATS

1 - Daryl IMPEY Mitchelton-Scott

2 - Tiesj BENOOT Lotto Soudal

3 - Jean TRATNIK Bahrain Merida

4 - Oliver NAESEN AG 2R La Mondiale

5 - Jasper STUYVEN Trek-Segafredo

Combatif du jour  : Tiesj BENOOT Lotto Soudal

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck-Quick Step

2 - Giulio CICCONE Trek Segafredo à 23 "

3 - Thibaut PINOT Groupama FDJ à 53 "

4 - Georges BENNETT Team Jumbo Visma à 1'10

5 - Geraint THOMAS Team Ineos à 1'12 " 

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Giulio CICCONE Trek-Segafredo

Equipe : Trek-Segafredo

 

    

 

15.07.19 : SAINT FLOUR - ALBI : 217,5 kms

 

  C'est encore une longue étape qui traverse le Cantal, l'Aveyron et le Tarn, avec des côtes de 3ème et 4ème catégories.

  Les baroudeurs auront là une nouvelle occasion de s'exprimer mais les derniers kms, assez plats, peuvent donner lieu à un regroupement, synonyme de sprint pour le final à ALBI.

  Les scénarios envisagés pour l’étape d’Albi étaient partagés entre un numéro de baroudeurs et une arrivée massive au sprint. Ni l’un, ni l’autre de ces plans ne s’est appliqué sur ce parcours de près de 220 kms, vallonné et venté à souhaits, où les échappés du jour ont été décoiffés par un mouvement lancé en coproduction par les équipes Deceuninck-Quick Step et Ineos à l’entrée dans les 35 derniers kms. La cassure provoquée a éjecté de la tête de course des favoris du Tour comme Thibaut Pinot, Jakob Fuglsang, Richie Porte et Rigoberto Uran, pointés à 1’40’’ au final sur la ligne d’arrivée. En revanche, le jeune Wout van Aert a parfaitement tenu sa place dans un plan de jeu « à la belge » et s’est révélé encore plus puissant que d’habitude dans la dernière ligne droite, où il est parvenu à battre au sprint Elia Viviani et Caleb Ewan qui complètent le podium du jour. Les cartes sont rebattues à la veille de la journée de repos, mais Julian Alaphilippe, grand bénéficiaire de ce mouvement, garde le Maillot Jaune. Il domine le classement général avec 1’12’’ d’avance sur le tenant du titre Geraint Thomas, 1’16’’ sur le nouveau maillot blanc Egan Bernal.

Calmejane a tenté

Au départ de Saint-Flour, 171 coureurs forment le peloton. Dès le franchissement de la ligne du kilomètre zéro, l’Albigeois Lilian Calmejane tente une sortie mais il est immédiatement repris par le peloton. Une contre-attaque se montre plus efficace au km 3, avec Tony Gallopin (AG2R), Natnael Berhane (Cofidis), Anthony Turgis (Total-Direct Energie), Mads Würtz (Katusha) et Odd-Christian Eiking (Wanty-Gobert), rejoints au km 12 par Michael Schär (CCC). L’échappée évolue sous le contrôle serré du peloton, n’obtenant qu’après 77 kms un écart maximal limité à 3’05’’.

Le « grand chelem » de la montagne pour Berhane
La formation Deceuninck-Quick Step, associée dans la poursuite aux Jumbo-Visma et aux Lotto-Soudal, maintient une pression constante : plus que 1’40’’ au sprint intermédiaire de La Primaube (km 128,5). A 73 kms de l’arrivée, un mouvement d’envergure mené dans le vent par les équipes Ineos et Bora provoque une cassure dans le peloton et rapproche la première partie à 35’’ de l’échappée. Mais en abordant la montée de La Malric, les chefs d’orchestre de cette initiative stoppent leur effort, laissant encore un peu de répit aux attaquants. Berhane en profite pour compléter au sommet (km 164,5) un « grand chelem » des ascensions du jour.  

Quick-Step piège les favoris

Le vent qui souffle dans la vallée du Tarn incite ensuite l’équipe Education First à tenter une offensive à 38 kms de la ligne. Mais c’est l’initiative menée par des spécialistes, les coureurs de Deceuninck-Quick Step, qui fait mouche à 34 kms de l’arrivée. Cette fois-ci, le peloton explose en 3 morceaux, avec des victimes de choix pour le Team Ineos qui s’est mêlé à l’offensive : Thibaut Pinot, Rigoberto Uran, Richie Porte, Jakob Fuglsang sont piégés dans un groupe qui revient à 15’’ au passage à 15 kms de l’arrivée, mais craque dans les 10 derniers kms. Derrière, le débours s’annonce encore plus lourd pour Landa, Nibali, et Bennett par exemple.

Van Aert, première
C’est donc une explication au sein d’un groupe restreint d’une quarantaine de coureurs que se joue l’étape d’Albi. Une partie des spécialistes du sprint a réussi à conserver sa place dans l’élite, dont Ewan, Viviani, Sagan, Trentin et Matthews, par exemple. Mais il faudra désormais ajouter à ce club Wout van Aert, venu cueillir sur la ligne d’arrivée tous les prétendants au bouquet. Les piégés du jour se présentent avec un retard de 1’40’’.  

RESULTATS

1 - Wout Van AERT Jumbo Visma

2 - Elia VIVIANI Deceuninck Quick Step

3 - Caleb EWAN Lotto Soudal

4 - Michael MATTHEWS Sunweb

5 - Peter SAGAN Bora-Hansgrohe.

Combatif du Jour : Natvael BERHANE Cofidis.

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step

2 - Geraint THOMAS Ineos à 1'12"

3 - Egan BERNAL Ineos à 1'16"

4 - Steven KRUIJSWIJK Jumbo Visma

5 - Emanuel BUCHMANN Bora-Hansgrohe

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Egan BERNAL Ineos

Equipe : Movistar.

 

 

 

 

17.07.19 : ALBI - TOULOUSE : 167 Kms

 

Après une journée de repos amplement méritée à ALBI, le peloton continue son périple en Occitanie en direction de Toulouse. Les coureurs se remettront en selle pour une étape qui marquera quasiment le mi-parcours de cette "Grande Boucle".

A l'exception de 2 côtes vraiment pas méchantes, le plat dominera les 167 kms qui séparent Albi de Toulouse. 

Mais cette étape pourrait être nerveuse car les sprinteurs voudront l'emporter. Si elle ne présente pas de difficulté particulière, attention toutefois au vent et aux éventuelles bordures car la région s'y prête.

La Ville Rose devrait donc voir un sprinteur brandir le bouquet du Vainqueur..

Il lui a fallu patienter pour maîtriser son nouveau sujet. Depuis la 1ère étape du Tour 2019, Caleb Ewan faisait partie des favoris à chaque occasion de disputer un sprint massif. Au rendez-vous de la rapidité mais pas de la réussite, il s’est classé dans le Top 3 à quatre reprises, à Bruxelles, à Nancy, à Chalon-sur-Saône puis à Albi. A Toulouse, le nouveau venu sur le Tour n’a pas manqué le coche. Bénéficiant du travail de son équipe Lotto-Soudal qui a orchestré la poursuite de l’échappée du jour puis qui l’a emmené en bonne position pour le final, il a choisi de se concentrer sur la roue de Dylan Groenewegen qu’il a réussi à dépasser de justesse dans les derniers mètres. Cette fois-ci, la photo-finish lui a donné raison. L’Australien remporte ainsi sa 1ère étape sur un Tour de France qui a vu un 10ème vainqueur différent en 10 étapes individuelles ! Il rentre également dans le club des coureurs ayant connu la victoire sur les 3 grands tours, après avoir gagné 3 fois sur le Giro, 1 fois sur la Vuelta.    

Un max de points pour Perez
La journée de repos n’ayant pas permis à Rick Zabel de récupérer suffisamment de forces, il n’y a plus que 170 coureurs dans le peloton qui se rassemble à Albi. Lilian Calmejane (Total-Direct Energie) et Anthony Perez (Cofidis), l’un Albigeois, l’autre Toulousain, se précipitent dès le kilomètre zéro pour lancer une échappée, dans laquelle ils sont suivis par Aimé De Gendt (Wanty-Gobert) et Stéphane Rossetto (Cofidis). Les 4 hommes de tête obtiennent leur avantage maximal de 3’15’’ au sommet de la côte de Tonnac (km 32), où Anthony Perez affiche son intérêt pour les points des grimpeurs. Au km 77, le coureur de Cofidis continue sa mini-récolte du jour en dominant la côte de Castelnau-de-Montmiral et s’intéresse dans la foulée au sprint intermédiaire de Gaillac (km 87) où il bataille avec Aimé De Gendt. Le peloton accuse alors un retard de 2’35’’.

De Gendt tente une De Gendt
Le scénario se précise en entrant dans les 50 derniers kms, où les attaquants du jour sont déjà contraints de s’accrocher à un maigre avantage d’une minute. A 30 kms, une chute collective met à terre plusieurs coureurs, dont Niki Terpstra qui ne reprend pas sa route et Nairo Quintana qui repart légèrement blessé. L’incident ne donne pas davantage de répit à l’échappée, toujours aussi directement menacée au passage sous la banderole des 15 derniers kms (30’’). Un kilomètre plus loin, Aimé De Gendt décide d’accélérer et dépose ses compagnons de route, mais son aventure en solitaire ne dure que 10 kms.

Groenewegen battu

C’est donc un sprint massif qui se prépare dans les 4 derniers kms, avec les Jumbo-Visma à la manœuvre sous la Flamme Rouge, alors qu’on observe le recul de Michael Matthews. Mais c’est un autre sprinteur australien qui s’impose dans les 200 derniers mètres. Caleb Ewan place une accélération qui lui permet de reprendre Dylan Groenewegen pour une poignée de centimètres. 

 

RESULTATS

1 - Caleb EWAN Lotto Soudal

2 - Dylan GROENEWEGEN Jumbo Visma

3 - Elia VIVIANI Deceuninck Quick Step

4 - Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

5 - Jens DEBUSSCHERE Katusha Alpecin

Combatif du Jour : Aimé de GENDT Wanty - Gobert.

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step

2 - Geraint THOMAS Ineos à 1'12"

3 - Egan BERNAL Ineos à 1'16"

4 - Steven KRUIJSWIJK Jumbo Visma

5 - Emanuel BUCHMANN Bora-Hansgrohe

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Egan BERNAL Ineos

Equipe : Movistar.

 

 

18.07.19 : TOULOUSE - BAGNIERES DE BIGORRE : 209,5 Kms

 

1ère Etape véritablement montagneuse qui amorce la séquence Pyrénéenne avec 2 cols et la dernière ascension, la Hourquette d'Ancizan, dont le sommet est quand même situé à 30 kms de l'arrivée..donc certainement un peu loin pour que des leaders décident à se lancer dans de grandes manoeuvres, car la descente est peu technique...il pourrait donc y avoir des échappés... 

- Côte de Montoulieu-Saint-Bernard : 4ème catégorie : 1,7 km à 5,2 %

- Col de Peyresourde : 1ère catégorie : 13,2 kms à 7 %

- Hourquette d'Ancizan : 1ère catégorie : 9,9 kms à 7,5 %.

 Leur ascension permettra aux grimpeurs de mesurer leur forces avant d'attaque la longue descente vers Bagnères-de-Bigorre, Sus-Préfecture et station thermale des Hautes-Pyrénées.

La 1ère étape pyrénéenne du Tour 2019 s’est présentée comme une opportunité de choix pour les grimpeurs de talent étant déjà en retrait pour la conquête du Maillot jaune. C’était le cas d’une partie des coureurs qui composaient la très volumineuse échappée formée 40 kms après avoir quitté Toulouse. La sélection s’est opérée dans la montée à la Hourquette d’Ancizan, pour dégager un trio de potentiels vainqueurs avec Simon Yates, Pello Bilbao et Gregor Mühlberger, qui ont dû se départager au sprint après leur plongée sur Bagnères-de-Bigorre. Dans le dernier kilomètre, le vainqueur britannique de la dernière Vuelta a surtout fait valoir ses qualités de pistard qui lui avaient permis de décrocher un titre de champion du monde de la course aux points. Simon Yates s’impose de justesse devant Pello Bilbao pour aller chercher sa 1ère étape sur le Tour de France, après avoir conquis le maillot blanc en 2017. 11ème vainqueur différent en 11 étapes individuelles en 2019, le coureur de Mitchelton-Scott rentre comme Caleb Ewan hier dans le club des vainqueurs d’étapes sur les 3 grands tours cyclistes. 

UN MINI-PELOTON ECHAPPE
Après le forfait du plus jeune coureur du peloton Jasper Philipsen (UAE), il reste 168 coureurs au départ, dont une bonne partie se montrent candidats à l’échappée du jour. Après 40 kms de tentatives infructueuses, un énième attaquant, Simon Clarke, s’extrait du peloton et emmène derrière lui un groupe particulièrement imposant avec 40 coureurs au total : Peter Sagan, Gregor Mühlberger, Daniel Oss, Max Schachmann (Bora), Michael Morkov (Deceuninck-Quick Step), Oliver Naesen, Tony Gallopin, Matthias Fränk (Ag2r), Sonny Colbrelli, Iván García Cortina, Dylan Teuns (Bahrain-Merida), Imanol Erviti (Movistar), Pello Bilbao (Astana), Dylan Groenewegen, Mike Teunissen (Jumbo-Visma), Alberto Bettiol, Simon Clarke, Tom Scully (Education First), Matteo Trentin, Simon Yates (Mitchelton-Scott), Greg van Avermaet, Serge Pauwels (CCC), Rui Costa, Alexander Kristoff (UAE), Fabio Felline, Jasper Stuyven (Trek-Segafredo), Michael Matthews, Nikias Arndt, Cees Bol, Nicholas Roche (Sunweb), Pierre-Luc Périchon, Julien Simon (Cofidis), Tiesj Benoot, Roger Kluge, Tim Wellens (Lotto-Soudal), Lilian Calmejane (Total Direct Energie), Andrea Pasqualon (Wanty- Gobert), Edvald Boasson Hagen, Michael Valgren (Dimension Data), Kévin Ledanois (Arkéa-Samsic).

WELLENS FOND SUR CALMEJANE à PEYRESOURDE
Michael Cherel (AG2R), Rein Taaramae (Total-Direct Energie) et Mads Würtz (Katusha) sont momentanément intercalés mais ne parviennent pas à mener à bien leur mouvement de contre. Le peloton, qui a observé attentivement la formation de l’échappée où Greg van Avermaet est le mieux classé (à plus de 14 mn), surveille aussi son évolution avec la formation Deceuninck-Quick Step. Au sprint intermédiaire (km 130,5) que remporte Peter Sagan, l’écart est contenu à 4’50’’. Mais les coéquipiers du Maillot Jaune relâchent leur emprise en montant au col de Peyresourde. L’échappée y rentre avec 4’55’’ d’avance et Lilian Calmejane s’isole à 9 kms pour passer l’essentiel de l’ascension en tête mais il est rejoint immédiatement sur la ligne par Tim Wellens et le groupe de ses anciens compagnons de route, qui ne sont plus que 26.

SIMON YATES DOMINE LA HOURQUETTE d'ANCIZAN
Immédiatement après la bascule, Simon Clarke tente une aventure en solitaire, qui dure le temps de la descente sur Arreau (km 163,5) où il bénéficie d’une minute d’avance, qu’il ne parvient pas à garder en montant à la Hourquette d’Ancizan. Il est d’abord rejoint par Trentin à 5 kms du sommet, mais parmi les rescapés de la grosse échappée, ce sont Simon Yates, Gregor Mühlberger et Pello Bilbao qui font la différence sur la fin de l’ascension. Il reste 30 kms d’une longue plongée sur Bagnères-de-Bigorre pour les 3 hommes de tête, et une avance d’une grosse minute sur Frank, Gallopin, Roche, Trentin, Schachmann, Pauwell, Teuns et Felline.

UN SPRINT à TROIS
La poursuite manque de conviction et d’efficacité pour priver les hommes de tête d’une explication à trois. Dans le dernier kilomètre, c’est un sprint sous haute tension qui se joue dans un premier temps à l’intimidation. A 200 mètres de la ligne d’arrivée, Simon Yates prend le risque de lancer le premier son sprint et résiste de justesse à la réplique de Pello Bilbao. Le peloton des favoris se présente à Bagnères-de-Bigorre avec près de 10 " de retard sur le vainqueur du jour, sans modifier la hiérarchie entre les leaders de la course.

CLASSEMENT

1 - Simon YATES Mitchelton Scott

2 - Pelle BILBAO LOPEZ de ARMENTIA Astana

3 - Gregor MUHLBERGER Bora Hansgrohe

4 - Tiesj BENDOT Lotto Soudal

5 - Fabio FELLINE Treck Sagafredo

Combatif du Jour : Matteo TRENTIN Mitchelton Scott

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step

2 - Geraint THOMAS Ineos à 1'12"

3 - Egan BERNAL Ineos à 1'16"

4 - Steven KRUIJSWIJK Jumbo Visma

5 - Emanuel BUCHMANN Bora-Hansgrohe

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Egan BERNAL Ineos

Equipe : Trek Segafredo.

 

 

 

19.07.19 : PAU - PAU : 27,2 Kms : ETAPE CONTRE LA MONTRE INDIVIDUEL

 

 Cet unique chrono individuel de cette Edition 2019 se dispute sur une courte boucle autour de Pau. Il n'est pas si plat qu'il en a l'air, avec quelques difficultés et relances dans la 1ère partie.

 Les spécialistes du genre se disputeront la victoire, ou bien un des leaders du classement général à l'aise dans cet exercice qui voudra créer des écarts sur les purs grimpeurs.

 Particularité de cette étape : le leader du classement général revêtira un maillot jaune collector, celui très officiel du centenaire de sa création. En effet, c'est le 19.07.19 que la toute 1ère et prestigieuse tunique a été décernée et c'est le Français Eugène CHRISTOPHE qui l'a endossée pour distinguer le leader du classement général. Pourquoi jaune : car c'était la couleur du journal "l'Auto", l'ancêtre du quotidien sportif "l'Equip" dont le Directeur était Henri DESGRANGE, lui-même créateur de la "Grande Boucle".

 

JULIAN ALAPHILIPPE VAINQUEUR DU CONTRE LA MONTRE INDIVIDUEL

CONFORTE SON MAILLOT JAUNE !

Le contre-la-montre de Pau proposait un défi relevé à Julian Alaphilippe, invité à défendre sa position au sommet du classement général, notamment face à un rouleur de premier niveau comme le tenant du titre Geraint Thomas.

Il disposait au départ d’une marge de 1’12’’ qui lui autorisait cet espoir, mais il est parvenu à surprendre tous ses rivaux et même tous ses supporters en s’imposant sur l’étape du jour et en améliorant donc son avantage de 14’’ par rapport au coureur gallois, 2e de l’étape.

100 ans après l’apparition du Maillot Jaune sur le Tour de France, alors sur les épaules d’Eugène Christophe, « Loulou » s’installe comme le patron de la course, tout au moins avant l’étape du Tourmalet, qu’il abordera avec un avantage de 1’26’’ sur Geraint Thomas, 2’12’’ sur Steven Kruijswijk, et 2’44’’ sur Enric Mas qui complètre la journée de rêve de Deceuninck-Quick Step en déshabillant Egan Bernal (5e) du maillot blanc.    

TONY MARTIN DEPASSE A DEUX REPRISES
Le chrono de Pau débute par un petit événement, puisque le quadruple champion du monde Tony Martin, qui s’élance parmi les premiers sur le parcours, se fait dépasser par Chad Haga puis par Kasper Asgreen, respectivement partis avec 1 et 2 mn de retard. Le coureur américain  reprend d’ailleurs également sur sa route Jens Debusschere et Sebastian Langeveld avant d’achever sa route dans les roues de Yoann Offredo, qui a tout juste la possibilité d’établir le 1er temps de référence. Chad Haga lui succède en tête du classement provisoire mais son séjour est presque aussi éphémère puisque Kasper Asgreen élève encore le niveau avec 30 secondes de moins et une moyenne de 46,2 km/h.

CHUTE de Wout VAN AERT
Le temps du champion du Danemark reste au sommet malgré les arrivées de Stefan Kung, ralenti par une chute en début de parcours, puis de Nelson Oliveira qui s’était montré particulièrement menaçant sur les 2 pointages intermédiaires. Asgreen connaît un nouveau répit avec la chute de Wout van Aert, qui s’apprêtait à prendre la tête de l’épreuve alors qu’il a heurté une barrière lord d’un des derniers virages du parcours. Le Belge est contraint à l’abandon mais c’est l’un de ses compatriotes, Thomas De Gendt, qui prend les commandes de façon autoritaire avec 16’’ de moins que Kasper Asgreen.

RIGOBERTO URAN DANS LE MATCH
En fin de programme, les combattants du classement général se mettent en ordre de marche. Richie Porte est le 1er à tenir la comparaison avec Thomas De Gendt : une seconde de plus que le Belge sur les 2 premiers pointages, mais tout de même 9’’ de plus sur la ligne d’arrivée. Rigoberto Uran se rapproche encore davantage, mais bute sur le temps du Belge alors qu’il termine dans la même seconde.

ALAPHILIPPE PLUS RAPIDE QUE THOMAS
Parmi les candidats au podium, Thibaut Pinot réalise une belle opération en signant le 7e temps. Le Néerlandais Steven Kruijswijk Fait encore mieux (6e) et reste en lice au plus haut niveau. Surtout, si Geraint Thomas se montre solide, il subit la loi de Julian Alaphilippe, qui passe en tête à tous les points de chronométrage intermédiaires, et boucle le parcours avec 14’’ de moins que le tenant du titre.

CLASSEMENT

1 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step

2 - Geraint THOMAS Ineos

3 - Thomas de GENDT Lotto Soudal

4 - Rigoberto URAN Education First

5 - Richie PORTE Trek Sagafredo

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step

2 - Geraint THOMAS Ineos à 1'26"

3 - Steven KRUIJSWIJK Jumbo Wisma à 2'12

4 - Enric MAS Deceuninck Quick Step à 2'44"

5 - Egan BERNAL Ineos à 2'52"

6 - Emanuel BUCHMANN Bora Hansgrohe à 3'04"

7 - Thibaut PINOT Groupama FDJ à 3'22"

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Enric MAS Deceuninck Quick Step

Equipe : Trek Segafredo.

20.07.19 - TARBES - TOURMALET : 117,5 Kms

 

   C'est la plus courte étape qui s'annonce particulièrement redoutable et promet d'être spectaculaire, avec l'arrivée en haut du Tourmalet . 

    Mise en jambes dans la côte de Labatmale avant d'affronter, à mi-parcours, le col du Soulor. Puis le gros morceau : le mythique Tourmalet, programmé pour la 83ème fois (un record) verra l'arrivée jugée à son sommet (2 115 M) au terme d'une longue ascension : 19 Kms à 7,4 % (Hors Catégorie). 

    2 autres difficultés :

    - Côte de Labatmale : 4ème catégorie : 1,4 Kms  à 6,7 %

    - Col du Soulor : 1ère catégorie : 11,9 kms à 7,8 %.

   C'est la 1ère fois que le peloton dépassera les 2 000 m d'altitude ; il devrait donc y avoir une belle empoignade entre les leaders car les 10 derniers kms après Barèges sont sans temps mort donc certainement une sérieuse explication entre grimpeurs.

THIBAUT PINOT VAINQUEUR EN HAUT du TOURMALET ET JULIAN ALAPHILIPPE 2ème !

 La 1ère arrivée en haute-altitude du Tour de France 2019 a donné lieu à une explication magistrale entre les favoris de l’épreuve, qui ont bataillé dans les derniers kms de l’ascension menant au col du Tourmalet. Revanchard après une grosse désillusion dans l’étape d’Albi, Thibaut PINOT avait fixé rendez-vous à ses rivaux sur les pentes du Géant des Pyrénées. Il a respecté sa parole en résistant d’abord au rythme imprimé par les Movistar, puis en attaquant dans les 250 derniers mètres ses 4 derniers compagnons de route. Le leader de Groupama-FDJ remporte sa 3ème étape sur le Tour de France après ses succès à Porrentruy en 2012 et à l’Alpe d’Huez en 2015. Immédiatement derrière lui, Julian Alaphilippe défend son Maillot jaune et augmente même son avantage sur Geraint Thomas, qui a lâché prise dans le dernier km mais reste son premier poursuivant, à 2’02’’.   

Nibali et Sagan lancent l’échappée
Après le forfait de Max Schachmann (Bora-Hansgrohe), blessé au genou et à la main droite après une chute sur le chrono de Pau, ce sont 164 coureurs qui composent le peloton réuni à Tarbes. Le départ réel étant décalé au km 6,5 de l’itinéraire initial, c’est donc dans une course de 111 kms que se lancent les coureurs. Vincenzo Nibali est le premier à sortir du peloton, suivi de Peter Sagan. Les deux anciens coéquipiers chez Liquigas creusent dans un premier temps l’écart ensemble, puis un groupe de contre-attaque de 15 coureurs se forme derrière eux en plusieurs vagues. Le vainqueur du Tour 2014 franchit seul la côte de Labatmale (km 18), mais le regroupement qui intervient au km 14 rassemble finalement 17 coureurs : Sagan (Bora), Vuillermoz (AG2R), Nibali, Mohoric (Baharain-Merida), Ladagnous (Groupama-FDJ), Verona (Movistar), Sanchez (Astana), Henao (UAE), Kamna (Sunweb), Wellens (Lotto-Soudal), Calmejane, Sicard, Taaramae (Total-Direct Energie), Zakarin, Haller (Katusha), G.Martin (Wanty-Gobert) et Gesbert (Arkea-Samsic) obtiennent un avantage maximal de 2’55’’ au passage au km 25.

Bardet en déroute
L’échappée évolue dans un premier temps sous le contrôle des équipes Groupama-FDJ et Deceuninck-Quick Step, mais dès l’entrée dans l’ascension au col du Soulor, la sélection se durcit, à l’avant comme dans le peloton principal. Au sommet, Nibali, Wellens et Gesbert basculent en tête, tandis que le peloton ne comprend plus qu’une quarantaine de coureurs, ayant notamment perdu des candidats aux places d’honneur comme Adam Yates, Romain Bardet et Patrick Konrad. Dans la plongée sur Argelès-Gazost, un groupe de 5 poursuivants, avec Calmejane, Kamna, Sicard, Sanchez et Zakarin, suit le trio de tête à 30’’, et le peloton emmené par Movistar se rapproche à une minute.  

Gesbert puis Barguil tentent leur chance

Immédiatement après le sprint intermédiaire, une jonction donne naissance à un groupe de 8 coureurs, avec Nibali, Wellens, Gesbert, Calmejane, Kamna, Sicard, Sanchez et Zakarin. Romain Sicard s’en extrait aussitôt et aborde même seul en tête la montée au Tourmalet, pendant que le groupe des favoris se trouve à ce moment à 55’’. Les premières pentes lui sont fatales, puisqu’il est repris et déposé par Elie Gesbert, qui s’installe dans le même rôle à 16 km de l’arrivée. Le coureur breton résiste avec une dizaine de secondes d’avance, mais il est repris à 10,5 kms de l’arrivée par le groupe des favoris, emmené par Movistar mais qui lâche tout de même son leader Nairo Quintana. Dans la foulée, c’est un autre Breton, Warren Barguil, qui s’isole mais ne passe que 4 kms à l’avant.

Alaphilippe résiste au Tourmalet
Dans les 5 derniers kms, l’élite est restreinte à 13 coureurs avec Gaudu, Pinot, Landa, Valverde, Fuglsang, Bernal, Thomas, De  Plus, Bennett, Kruijswijk, Alaphilippe, Urán et Buchmann. La sélection se poursuit avec une accélération des deux coureurs de Groupama-FDJ, puis devient de plus en plus sévère dans les 2 derniers kms, avec des difficultés pour Uran et Fulsang. Sur une attaque de Buchmann à 1,2 km, c’est le tenant du titre Geraint Thomas qui lâche prise. L’étape se joue alors entre 5 coureurs dans le dernier kilomètre. Parmi eux, Thibaut Pinot place une accélération tranchante à 250 mètres de la ligne et va chercher la 3ème victoire de sa carrière sur le Tour, tandis que Julian Alaphilippe, 2ème, conserve son Maillot Jaune.

                                                                                                                                           CLASSEMENT

1 - Thibaut PINOT Groupama FDJ 

2 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step

3 - Steven KRUITJSWIJK Jumbo Visma

4 - Emanuel BUCHMANN Bora Hansgrohe 

5 - Egan BERNAL Ineos.

Combatif du Jour : Elie GESBERT Arkea-Samsic.

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step

2 - Geraint THOMAS Ineos à 2'02"

3 - Steven KRUIJSWIJK Jumbo Wisma à 2'14

4 - Egan BERNAL Inéos à 3'

5 - Emanuel BUCHMANN à 3'12"

6 - Thibaut PINOT Groupama FDJ à 3'12"

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Egal BERNAL Inéos

Equipe : Movistar.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21.07.19 : LIMOUX - FOIX : 185 Kms

 

     Les Châteaux Cathares offrent un superbe décor à cette étape qui marque la fin de la séquence Pyrénéenne avec aussi un final superbe qui promet un beau spectacle.

     Menu :

    - Col de Montségur (1 059m) : 2ème catégorie : 6,8 kms à 6 %

    - Port de Lers (1 517 m) : 1ère catégorie : 11,4 Kms à 7 %

    - Mur de Péguere (1 375 m) : 1ère catégorie : 9,3 Kms à 7,9 % avec passages à 18 %, puis descente vers Foix avant d'appuyer de nouveau sur les pédales et se lancer dans l'ascension du

    - Prat d'Albis : 1205 m) : 1ère catégorie : 11,8 Kms à 6,9 % pour la 1ère fois théâtre d'une arrivée du Tour.

    Le mur de Péguere est vraiment difficile et derrière, l'ascension du Prat d'Albis, pas très connue, fera mal surtout à son pied. 

    Il ne faudra pas connaître de défaillance pour viser le général.

La dernière étape Pyrénéenne a livré un verdict susceptible de bousculer toutes les prévisions. La bataille sui s’est engagée entre les favoris du Tour n’a pas pu perturber l’unique résistant de l’échappée du jour, Simon Yates, qui est allé chercher à Foix sa 2ème victoire en 4 jours après son succès de Bagnères-de-Bigorre. Elle a en revanche donné du corps à une hiérarchie qui avait déjà commencé à se dessiner, puisque Thibaut Pinot, vainqueur au col du Tourmalet, a continué sa remontée au classement général en dominant tous ses rivaux dans les 7 derniers kms de l’étape, à commencer par Geraint Thomas, qui n’est plus qu’à 15’’ dans son viseur au classement général, et Steven Kruijswijk qu’il suit maintenant à 3’’. Julian Alaphilippe, victime de son premier fléchissement dans le final du jour, est toutefois parvenu à conserver le Maillot Jaune, avec 1’35’’ d’avance sur le tenant du titre… toujours dans le match !  

28 + 8 = 36
Ils sont 164 au départ de Limoux, dont une grande partie de volontaires pour l’échappée du jour. Les tentatives s’enchaînent d’abord sans succès pendant la première heure de course, parcourue à une moyenne de 47 km/h. Puis au km 55, dans la montée au col de Montségur, un groupe imposant se détache avec 28 coureurs : Konrad (Bora-Hansgrohe), Bardet, Gallopin, Frank (Ag2r La Mondiale), Nibali, Caruso, Tratnik (Bahrain-Merida), Molard, Reichenbach (Groupama-FDJ), Quintana, Amador, Soler (Movistar Team), Bilbao, Fraile, Lutsenko (Astana Pro Team), Jansen (Jumbo-Visma), Woods (EF Education First), Yates (Mitchelton-Scott), Geschke (CCC Team), D.Martin (UAE Team Emirates), Bernard, Ciccone, Mollema (Trek-Segafredo), Matthews, Kämna, Roche (Team Sunweb), Perez, Périchon, Herrada (Cofidis), Sicard (Total-Direct Energie), Zakarin, Politt (Katusha-Alpecin), G.Martin (Wanty-Groupe Gobert), Kreuziger (Dimension Data), Bouet, Moinard (Arkéa-Samsic). Derrière eux, un mouvement de contre les prend en chasse avec Frank (AG2R), Jansen (Jumbo-Visma), Matthews (Sunweb), Perez, Périchon (Cofidis), Sicard (Total-Direct Energie), Politt (Katusha) et Bouet (Arkea-Samsic), qui font monter l’effectif à 36 en effectuant la jonction au km 69.

Bardet en tête au Port de Lers
Le groupe est intact au moment où Michael Matthews s’empare des 20 points de la 1ère place sur le sprint intermédiaire de Tarascon-sur-Ariège (km 93,5), où le peloton emmené par les coéquipiers d’Alaphilippe passe avec 2’15’’ de retard. Il se décompose dans la montée mouvementée au Port de Lers, que Romain Bardet passe en tête avec 20 autres coureurs, dont D.Martin, Quintana, Woods, S.Yates, Herrada, Soler. A ce stade, l’équipe Deceuninck-Quick Step, qui a perdu son grimpeur Enric Mas, a nettement desserré son emprise et bascule avec 5’15’’ de retard.

Simon Yates en solo

La course rentre dans le Mur de Péguère avec à sa tête une élite composée de Bardet, Gallopin, Molard, Reichenbach, Quintana, Amador, Soler, Bilbao, Fraile, Lutsenko, Woods, S. Yates, Geschke, D.Martin, Bernard, Ciccone, Kamna, Roche, Herrada, G.Martin et Kreuziger. A 5,5 kms du sommet, Geschke s’isole et passe l’essentiel de la montée en solitaire, mais S.Yates revient sur lui immédiatement avant la bascule. C’est donc ce duo qui attaque en tête l’ascension finale, avec un avantage qu’ils ont fait monter à 1’30’’.  

Pinot explose le peloton
Mikel Landa s’est lancé dans une contre-attaque qui commence à porter ses fruits lorsqu’il rejoint le groupe de poursuite Bardet-Quintana, à 9 kms du sommet. A ce moment, Simon Yates anticipe et se lance en solitaire dans la fin de l’ascension. L’Espagnol poursuit son effort et se rapproche à 1’ du leader de l’étape. Mais derrière, c’est une offensive de Thibaut Pinot à 7 kms qui fait exploser le groupe Maillot Jaune en plusieurs temps. Julian Alaphilippe fait partie de ceux qui arrivent à le suivre dans un premier temps, mais se montre en retrait lors de la 2ème accélération du leader de Groupama-FDJ. Pinot parvient à rejoindre Landa à 2 kms du but, mais avec près d’une minute d’avance, Simon Yates est déjà assuré de terminer l’étape en solitaire.

    

CLASSEMENT

1 - Simon YATES Mitchelton Scott 

2 - Thibaut PINOT Groupama FDJ

3 - Mikel LANDA Movistar

4 - Emanuel BUCHMANN Bora Hansgrohe 

5 - Egan BERNAL Ineos.

Combatif du Jour : Elie GESBERT Arkea-Samsic.

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step

2 - Geraint THOMAS Ineos à 1'35"

3 - Steven KRUIJSWIJK Jumbo Wisma à 1'47

4 -Thibaut PINOT Groupama FDJ à 1'50"

5 - Egan BERNAL Inéos à 2'02"

6 - Emanuel BUCHMANN Bora Hansgrohe à 2'14"

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Egal BERNAL Inéos

Equipe : Movistar.

 

23.07.19 : NIMES - NIMES : 177 KMS

 

 Après une 2ème et dernière journée de repos, les coureurs se remettent en selle pour une grande boucle autour de Nîmes, assortie d'une visite historique : le Pont du Gard, célèbre et majestueux aqueduc Romain.

 A l'exception d'une petite côte, aucune difficulté sur les 177 kms du parcours, mais cette étape peut être assez nerveuse si le vent se met à souffler.

 En cette 3ème semaine, la fatigue se fera sentir et il faudra rester vigilant en cas de coup de bordure. Là encore, les sprinteurs devraient l'emporter car il ne leur restera ensuite plus que l'étape finale sur les Champs Elysées pour briller...

On peut déjà commencer à établir la comptabilité de Caleb Ewan, qui démarre sa carrière sur le Tour avec ambition. Après avoir légèrement tardé à trouver la formule payante, il était devenu à Toulouse le plus jeune vainqueur d’étapes des 3 grands tours (hormis Nino Defilippis à une époque, 1956, où la Vuelta ne durait pas trois semaines), battant de quelques mois Mark Cavendish au classement de la précocité. En s’imposant à Nîmes, le sprinteur australien roule encore dans les traces du Britannique, qui en 2008 avait également fait le doublé Toulouse-Nîmes lors de la première édition sur laquelle il a remporté des étapes. Plus que 28 bouquets pour égaler le « Cav » !

L’échappée sous contrôle
Après le forfait de Wilco Kelderman (Sunweb), 163 coureurs prennent le départ de Nîmes. Alexis Gougeard (AG2R) et Stéphane Rossetto (Cofidis) sont les premiers à attaquer, dès le 1er km, puis sont imités par Lukasz Wisniowski (CCC), Paul Ourselin (Total Direct Energie) et Lars Bak (Dimension Data), avec qui ils font route à partir du kilomètre 6. L’échappée ne rencontre pas immédiatement d’obstacle, mais évolue sous le contrôle très serré des équipes des sprinteurs, en particulier des formations Lotto-Soudal, Jumbo-Visma et UAE. Ils obtiennent un avantage maximal de 2'15" au km 41. Mais en passant sur la ligne du sprint intermédiaire de Vallérargues (km 65), le peloton pointe déjà à 1’15’’ des attaquants.

Abandon de Fuglsang
La pression exercée sur les attaquants est constante et l’ambiance de la poursuite devient électrique sur la pression la plus exposée aux vents du parcours, où le peloton se rapproche à 30’’. C’est dans cette configuration que la course traverse Uzès, à 27 kms de l’arrivée, où une chute met à terre plusieurs coureurs dont Jakob Fuglsang, qui se résigne à l’abandon. L’incident ne déconcentre pas les équipes des sprinteurs, qui se chargent de préparer une arrivée massive et fondent sur l’échappée : plus que 20’’ d’écart à 10 kms de l’arrivée, puis une aventure qui s’achève à 2,5 km de la ligne. A l’entrée dans le dernier km, les équipes Lotto-Soudal et Jumbo-Visma sont les mieux positionnées pour lancer leurs sprinteurs. Sans aucune perturbation, le sprinteur australien place son effort dans les 200 derniers mètres et s’impose avec autorité devant Elia Viviani et Dylan Groenewegen.

 

CLASSEMENT

1 - Caleb EWAN Lotto Soudal 

2 - Elia VIVIANI Deceuninck Quick Step

3 - Dylan GROENEWEGEN Jumbo Visma

4 - Peter SAGAN Bora Hansgrohe 

5 - Niccolo BONIFAZIO Total Direct Enegie.

Combatif du Jour : Alexis GOUGEARD AG2 R La Mondiale.

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step

2 - Geraint THOMAS Ineos à 1'35"

3 - Steven KRUIJSWIJK Jumbo Wisma à 1'47

4 -Thibaut PINOT Groupama FDJ à 1'50"

5 - Egan BERNAL Inéos à 2'02"

6 - Emanuel BUCHMANN Bora Hansgrohe à 2'14".

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Egal BERNAL Inéos

Equipe : Movistar.

 

 

 

24.07.19 : PONT du GARD - GAP : 200 KMS

 

 Outre le Pont du Gard, site de départ inédit, les vestiges romains sont à l'honneur avec, dans le Vaucluse, la traversée des Villes d'Orange et de Vaison-la-Romaine.

 Longue étape  accidentée avec un profil un peu atypique qui pourraient convenir à des baroudeurs échappés d'autant que, peu avant Gap, le petit col de la Sentinelle peut donner lieu à une ultime attaque....mais il devrait y avoir de la bagarre pour y prendre part pour avoir une chance de se disputer la victoire à l'arrivée....

L’étape provençale emmenant les coureurs au pied des Alpes était promise à des échappés. Dans cette catégorie, c’est bien la crème des baroudeurs qui s’est impliquée dans un mouvement d’ampleur, dans lequel des candidats comme Thomas De Gendt, Greg Van Avermaet, Edvald Boasson Hagen, Rui Costa, Gorka Izagirre, Matteo Trentin ou Bauke Mollema se sont impliqués, au prix d’un effort prolongé pendant près d’une heure pour prendre définitivement ses distances avec le peloton. Parmi les 33 coureurs du groupe au total, la sélection finale s’est faite dans la montée au col de la Sentinelle, où le champion d’Europe a déposé ses derniers rivaux pour plonger ensuite en solitaire sur Gap. Le coureur de Mitchelton-Scott a signé la 4e victoire de son équipe sur le Tour 2019, et la 3e de sa carrière sur le Tour à titre personnel, après ses succès à Lyon en 2013 et à Nancy en 2014. La dernière ascension n’a en revanche pas été exploitée dans le peloton des favoris, arrivé à Gap avec un retard de 20’10’’ et sans aucun changement au sommet de la hiérarchie.

De Gendt montre l’exemple
Deux non partants, Cees Bol (Sunweb) et Luis Leon Sanchez (Astana), réduisent l’effectif du peloton à 160 coureurs au départ du Pont du Gard. Thomas De Gendt est comme souvent le premier à manifester son intérêt pour l’échappée. Il accélère dès le 2ème km et emmène avec lui un imposant groupe de 34 coureurs au total, avec Daniel Oss, Lukas Pöstlberger (Bora-Hansgrohe), Kasper Asgreen (Deceuninck-Quick Step), Alexis Gougeard (Ag2r La Mondiale), Dylan Teuns (Bahrain-Merida), Nelson Oliveira (Movistar Team), Omar Fraile, Gorka Izagirre, Magnus Cort Nielsen (Astana Pro Team), Simon Clarke, Tom Scully (EF Education First), Chris Juul-Jensen, Matteo Trentin (Mitchelton-Scott), Greg van Avermaet, Michael Schär (CCC Team), Sven Eryk Bystrom, Rui Costa, Sergio Henao, Vegard Stake Laengen (UAE Team Emirates), Bauke Mollema, Thomas Skujins, Jasper Stuyven (Trek-Segafredo), Nicholas Roche (Team Sunweb), Natnael Berhane, Jesús Herrada, Anthony Pérez, Pierre-Luc Périchon (Cofidis), Thomas de Gendt, Jens Keukeleire (Lotto-Soudal), Nils Politt (Katusha-Alpecin), Xandro Meurisse, Andrea Pasqualon (Wanty-Groupe Gobert), Edvald Boasson Hagen, Ben King (Dimension Data).

Près de 52 kms dans la 1ère heure
L’écart reste très longtemps contenu autour d’une minute, la formation Total-Direct Energie insistant longuement pour tenter d’envoyer l’un des leurs en tête de course… sans succès. Cette poursuite a obligé les attaquants à durcir leur rythme, parcourant 51,7 kms pendant la 1ère heure de course. A cette vitesse, Magnus Cort a été éjecté de l’échappée sur une crevaison, laissant donc un groupe de 33 coureurs progresser : 6’10’’ d’avance sur la ligne du sprint intermédiaire (km62), 12’ au sommet de la côte de La Rochette-du-Buis (104,5), puis 14’40’’ à l’entrée dans les 40 derniers kms.  

Trentin en solo
A 37 kms de l’arrivée, Bauke Mollema est le 1er à déclencher les hostilités, mais c’est une offensive d’Alexis Gougeard et Ben King dans le kilomètre suivant qui provoque l’explosion du groupe. La quantité de rivaux se réduit immédiatement, avec Oss, Asgreen, G.Izagirre, Skujins, Trentin, Van Avermaet, Laengen, Périchon et King. Dans les 1ères pentes menant au col de la Sentinelle, à 14 kms de l’arrivée, Matteo Trentin s’isole et bascule avec un avantage de 25’’ sur Kasper Asgreen, le plus entreprenant des ses poursuivants sur la fin de l’ascension, avec Pierre-Luc Périchon.  

Deceuninck-Quick Step contrôle la situation
Dans la plongée sur Gap, le coureur italien ne fait qu’augmenter son avantage, pour couper la ligne d’arrivée avec 37’’ d’avance sur Kasper Asgreen. Loin derrière, le peloton ne se précipite pas et franchit même le col de la Sentinelle sans encombres. Les coéquipiers de Julian Alaphilippe occupent les 1ers rangs et rejoignent Gap sans batailler, avec plus de 20 mn de retard.

CLASSEMENT

1 - Matteo TRENTIN Mitchelton-Scott 

2 - Kasper ASGREEN Deceuninck Quick Step

3 - Greg Van AVERMET CCC Team

4 - Bauke MOLLEMA rek Segafredo 

5 - Dylan TEUNS Bahrain Merida.

Combatif du Jour : Matteo TRENTIN Mitchelton-Scott

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step

2 - Geraint THOMAS Ineos à 1'35"

3 - Steven KRUIJSWIJK Jumbo Wisma à 1'47

4 -Thibaut PINOT Groupama FDJ à 1'50"

5 - Egan BERNAL Inéos à 2'02"

6 - Emanuel BUCHMANN Bora Hansgrohe à 2'14".

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Tim WELLENS Lotto Sandal

Maillot Blanc : Egal BERNAL Inéos

Equipe : Trek Segafredo.

 

2 Non partants :

Cees BOL Sunweb et Luis Leon SANCHEZ Astana.

2 Hors Course :

Luke ROWE Inéos et Tony MARTIN Jumbo Visma.

 

 

 

 

25.07.19 : EMBRUN - VALLOIRE : 208 kms

 

 C'est le départ pour 3 jours de haute montagne Alpestre et cette étape emprunte 3 Géants des Alpes à plus de 2 000 m d'altitude. Elle devrait être disputée à plusieurs échelons, aussi bien pour la conquête du maillot à pois que le classement général.

 Ce sera une course d'usure et les plus costauds seront devant pour  ces ascensions des plus rudes qui feront le jeu des meilleurs grimpeurs et provoqueront probablement pas mal de bouleversements.

 - Côte des Demoiselles Coiffées : 3ème catégorie : 3,9 kms à 5,2 %

 - Col de Vars : 1ère catégorie (2 109 m) : 9,3 kms à 7,5 kms 

 - Col d'Izoard : Hors catégorie (2 360 m) : 14,1 kms à 7,3 %

 - Col du Galibier : Hors catégorie (2 642 m) : 23 kms à 5,1 %.

ALAPHILIPPE TOUJOURS EN JAUNE

et

ROMAIN BARDET PREND LE MAILLOT A POIS

Le 1er volet de la grande explication alpestre a donné lieu à une bataille pour l’étape à l’avant de la course. Parmi les 34 coureurs de l’échappée du jour, c’est bien le plus dangereux de la bande qui est parvenu à s’imposer,  QUINTANA, en attaquant ses derniers rivaux à 7,5 kms du col du Galibier puis en plongeant sur Valloire avec une avance confortable sur Romain Bardet, 2ème de l’étape et récompensé de son initiative par le maillot à pois.

Derrière eux la confrontation a tourné à l’avantage d’Egan Bernal, le seul à avoir progressé dans la hiérarchie en allant chercher la 2ème place du classement général, mais sans déstabiliser Julian Alaphilippe, qui a rejoint Valloire en défendant valeyreusement sa position. Il a maintenant 1’30’’ d’avance sur son nouvau dauphin colombien, et toujours 1’35’’ sur Geraint Thomas.

Quintana et Bardet dans l’échappée
 2 non partants, Lukas Pöstlberger (Bora) et Soren Kragh Andersen (Sunweb), réduisent l’effectif du peloton à 158 coureurs. L’échappée attire nombre d’entre eux en début de course, Peter Sagan se montrant parmi les plus remuants dans les premiers kms. Alexey Lutsenko et Pierre-Luc Périchon passent ensuite une quinzaine de kms à l’avant, mais sans succès dans un premier temps. Repris par le peloton, il sont toutefois récompensés de leur persévérance au moment de la formation d’un volumineux groupe d’échappés au km 44. 34 coureurs y ont pris place au total : Dylan Van Baarle (Ineos), Max Richeze (Deceuninck-Quick Step), Romain Bardet, Mikaël Chérel, Matthias Frank (AG2R), Damiano Caruso (Bahrain-Merida), Matthieu Ladagnous (Groupama-FDJ), Nairo Quintana, Andrey Amador, Carlos Verona (Movistar), Lutsenko, Gorka Izagirre (Astana), Amund Groendahl Jansen, Mike Teunissen (Jumbo-Visma), Alberto Bettiol, Michael Woods (EF Education First), Adam Yates, Daryl Impey, Chris Juul Jensen (Mitchelton-Scott), Greg Van Avermaet, Simon Geschke, Serge Pauwels (CCC), Sergio Henao (UAE Team Emirates), Julien Bernard (Trek-Segafredo), Nikias Arndt, Lennard Kämna (Sunweb), Pierre-Luc Périchon, Stéphane Rossetto (Cofidis), Tiesj Benoot, Jasper De Buyst, Tim Wellens (Lotto-Soudal), Paul Ourselin (Total Direct Energie), Nils Politt (Katusha-Alpecin) et Amaël Moinard (Arkéa-Samsic).

Caruso en tête à l’Izoard
Les échappés abordent la montée au col de Vars avec 6’05’’ d’avance sur le peloton, alors emmené par les équipiers de Julian Alaphilippe. A la bascule, Tim Wellens entretient son maillot à pois en passant en tête, l’avantage augmentant à 7’30’’ (km 85,5).  Avant d’aborder la montée et l’Izoard, Greg Van Avermaet anticipe et part en compagnie de Julien Bernard, avec lequel il creuse un écart allant jusqu’à 2’. Mais le rythme s’élève brutalement dans l’ascension, avec des dégâts à l’avant comme à l’arrière. Devant, Bernard tente seul de résister à un retour de poursuite composé à 5 kms du sommet de Bardet, Caruso, Quintana, Lutsenko, Woods et A.Yates. Au col, il est devancé par Caruso et Bardet, qui tente même momentanément de filer en duo dans la plongée sur Briançon. Derrière, la grosse accélération est menée dès le début de l’ascension par les Movistar, qui réduisent le groupe des favoris à 18 coureurs.

Attaque de Quintana
Une fois à Briançon (km 152), une partie des coureurs éparpillés se sont réunis, pour constituer une élite de 16 éléments, avec Caruso, Bardet, Bernard, A.Yates, Woods, Quintana, Lutsenko, Pauwels, Kamna, Chérel, Van Avermaet, Geschke, Amador, Van Baarle, Benoot et Wellens. C’est avec une avance de 5’20’’ qu’ils s’attaquent au Galibier. Après une sélection en plusieurs temps et plutôt en douceur, c’est l’attaque de Nairo Quintana à 7,5 kms du sommet qui change la donne. Le Colombien creuse l’écart, mais à 6,5 kms du col, Romain Bardet se lance dans une contre offensive, dans laquelle il est suivi d’Alexey Lutsenko, qui ne lui apporte aucun soutien dans la poursuite. Dans ces conditions, l’effort de Quintana paye, et lui permet d’atteindre le col du Galibier avec 1’40’’ d’avance sur Bardet, qui remporte toutefois le maillot à pois avec sa 2ème place. La marge de Quintana est suffisante pour plonger sur la station de Valloire sans prendre de risques et s’imposer pour la 3ème fois sur les routes du Tour.

Alaphilippe défend son Maillot Jaune
Dans le groupe des favoris, l’offensive des Ineos est dans un 1er temps menée par Egan Bernal, qui fatigue sévèrement le groupe des favoris, puis par Geraint Thomas qui affine la sélection en réduisant l’élite à Uran, Alaphilippe, Buchmann, Landa, Pinaut et Porte. Mais il ne parvient pas à décrocher significativement le coureur de Deceuninck-Quick Step, qui essaye même de faire la différence dans la descente. Sur la ligne la bonne opération est signée Bernal, désormais dauphin d’Alaphilippe au classement général.

CLASSEMENT

1 - Nairo QUINTANA Movistar

2 - Romain BARDET AG 2 R La Mondiale

3 - Alexey LUTSENKO Astana

4 - Lennard KAMNA Sunweb 

5 - Damiano CARUSO Bahrain Merida.

Combatif du Jour : Greg VAN AVERMAET CCC Team.

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step

2 - Egan BERNAL Inéos à 1'30"

3 - Geraint THOMAS Ineos à 1'35"

4 -Steven KRUIJSWIJK Jumbo Wisma à 1'47

5 - Thibaut PINOT Groupama FDJ à 1'50"

6 - Emanuel BUCHMANN Bora Hansgrohe à 2'14"

7 - Nairo QUINTANA Movistar à 3'54"

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Romain BARDET AG 2 R La Mondiale 

Maillot Blanc : Egal BERNAL Inéos

Equipe : Movistar.

 

2 Non Partants :

Lukas POSTLBERGER Bora Hansgrohe et Soren KRAGHADERSEN Sunweb.

 

 

26.07.19 : ST JEAN DE MAURIENNE - TIGNES : 126,5 KMS

 

  Les coureurs vont passer au plus haut point du Tour : le Col de l'Iseran après une très longue ascension usante. Il sera escaladé par le versant de la Maurienne, le plus difficile.

  L'oxygène raréfié, les organismes seront extrêmement sollicités, mais il faudra poursuivre l'effort dans le final avec la montée jusqu'à la jolie station de ski de Tignes qui est également compliquée avec des passages à plus de 9 % qui feront mal.

  L'étape est courte et ne devrait pas échapper aux leaders.

  - Côte de St André : 3ème catégorie : 3,1 kms à 6,8 %

  - Montée d'Aussois : 2ème catégorie : 6,5 kms à 6,2 %

  - Col de la Madeleine : 3ème catégorie : 3,9 kms à 5,6 %

  - Col de l'Iseran : Hors Catégorie (2 770 m) : 12,9 kms à 7,5 %

   - Montée de Tignes : 1ère Catégorie (2 089 m) : 7,4 kms à 7 %.

JOURNEE CAUCHEMAR : 

- ETAPE ARRETEE EN HAUT DE L'ISERAN POUR ROUTE IMPRATICABLE

- ABANDON de THIBAUT PINOT SUR BLESSURE

- JULIAN ALAPHILIPPE 2ème AU CLASSEMENT GENERAL

L’étape de Tignes a connu un scénario totalement inattendu, avec un arrêt dicté par des événements météorologiques ayant rendu la route impraticable à partir de Val d’Isère. Auparavant, le classement général avait été bousculé par l’abandon de Thibaut Pinot, 5e de la course mais diminué par une lésion musculaire à la cuisse gauche. C’est ensuite la montée au col de l’Iseran qui a été le théâtre d’une grande explication, réglée par Egan Bernal. Le Colombien a distancé dans les 5 derniers kms tous les prétendants au podium, ainsi que les échappés les plus résistants, Warren Barguil et Simon Yates étant les derniers à l’avoir accompagné.

Julian Alaphilippe, arrivé à l’Iseran avec 2’07’’ de retard, cède le Maillot Jaune qu’il a porté pendant 14 jours. Le classement général ayant été établi à partir des temps enregistrés au passage au col de l’Iseran, le Français pointe maintenant à 45’’, tandis que le podium provisoire est complété par Geraint Thomas, à 1’03’’.  

Nibali et Dan Martin dans l’échappée
Le peloton se rassemble à Saint-Jean-de-Maurienne avec 156 coureurs pour s’attaquer à un parcours exigeant et dynamique qui inspire les meilleurs grimpeurs. Après 4,5 kms de course et à la faveur d’une portion montante, Pello Bilbao (Astana) sort du peloton et emmène avec lui Vincenzo Nibali (Bahrain), Dan Martin (UAE) et Jesus Herrada (Cofidis). Le quatuor est pourchassé par plusieurs vagues de contre attaque, qui aboutissent au km 34 à une jonction donnant forme à l’échappée définitive, avec Van Baarle (Ineos), Konrad (Bora), Gallopin (AG2R), Nibali, Caruso (Bahrain), Reichenbach (Groupama-FDJ), Valverde, Amador, Soler (Movistar), Bilbao, Izagirre, Lutsenko, Kort (Astana), De Plus (Jumbo-Visma), Uran, Bettiol, Woods (Education First), S.Yates (Mitchelton), D.Martin, Aru (UAE), Ciccone, Mollema (Trek-Segafredo), Herrada (Cofidis), G.Martin (Wanty-Gobert), Kreuziger (Dimension Data), Barguil et Gesbert (Arke-Samsic).

Abandon de Thibaut Pinot
C’est également dans la montée d’Aussois que débute le calvaire de Thibaut Pinot, 5e du classement général mais diminué par une blessure à la jambe gauche. Devant l’impossibilité de tenir son rang, le Français se résigne en larmes à l’abandon, peu avant le sommet (km 38). Longtemps maintenu à moins d’une minute par le peloton, le groupe de tête parvient toutefois à creuser un écart montant à 2’ au km 60, dont il conserve 1’40’’ en abordant la montée au col de l’Iseran. La sélection débute d’emblée et devient très sévère sous l’impulsion de Warren Barguil, qui s’isole même à l’entrée dans les 5 derniers kms d’ascension.

Bernal met tout le monde d’accord
Mais derrière le champion de France, les grandes manœuvres sont lancées par l’équipe Ineos, qui bouscule le groupe Maillot Jaune comprenant alors 10 coureurs. C’est d’abord Geraint Thomas qui accélère à 7 kms du col, et surtout une réplique d’Egan Bernal à 6 kms qui met fin à la fois aux espoirs de Julian Alaphilippe et à ceux des derniers candidats à l’étape, à savoir Barguil, Uran et Simon Yates, le dernier à l’accompagner jusqu’à 2 kms du col. Une fois au sommet, les écarts condamnent en effet le Maillot Jaune d’Alaphilippe, chronométré à 2’07’’ de Bernal.

L’étape arrêtée
Peu de temps avant que les premiers coureurs se lancent dans la descente, une violente averse de grêle rend impraticable la route qui devait être empruntée à partir du km 112 de l’itinéraire. Pour des raisons de sécurité, les coureurs sont donc prévenus que la course est arrêtée, et invités à s’arrêter à Val d’Isère où un convoi doit être organisé. Les temps enregistrés au passage au col de l’Iseran sont pris en compte pour le calcul du classement général. C’est donc à ce stade Egan Bernal qui prend les commandes du Tour de France, avec 45’’ d’avance sur Julian Alaphilippe, pointé à 2’07’’ à la bascule.

 

PAS DE CLASSEMENT D'ETAPE

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Egan BERNAL Inéos 

2 - Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step à 48"

3 - Geraint THOMAS Ineos à 1'16"

4 -Steven KRUIJSWIJK Jumbo Wisma à 1'28

5 -  Emanuel BUCHMANN Bora Hansgrohe à 1'55"

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Romain BARDET AG 2 R La Mondiale 

Maillot Blanc : Egal BERNAL Inéos

Equipe : Movistar.

 

Abandon :

Thibaut PINOT Groupama FDJ.

 

 

 

 

27.07.19 : ALBERTVILLE - VAL THORENS : 130 KMS

 

 La Haute Montagne est encore au menu de cette 20ème et avant-dernière étape dont l'arrivée est jugée à Val Thorens (Savoie), la plus haute station d'Europe juchée à 2 365 m.

 Plus de la moitié des 130 kms s'effectue en montée avec, entre autres, le col du Méraillet, le Cormet de Roselend, la côte de Longefoy et la très longue ascension finale qui pourra également créer des différences car elle est assez irrégulière.

 Cette journée sera la dernière possibilité de faire basculer le Tour ou de consolider son classement. Ce sera donc forcément animé, et attention aux descentes dangereuses, notamment dans le Cormet de Roselend car elle est très technique.

 A moins d'écarts suffisamment conséquents, tout peut donc encore se jouer au somet du classement général !

 - Cormet de Roselend : 1ère catégorie (1 968 m) : 19,9 kms à 6 %

 - Côte de Longefoy : 2ème catégorie (1 190 m) : 6,6 kms à 6,5 %

 - Montée de Val Thorens : Hors catégorie (2 365 m) : 33,4 kms à 5,5 %.

VICTOIRE de NIBALI

Julian ALAPHILIPPE 5ème au CLASSEMENT GENERAL

La dernière étape de montagne du Tour de France s’est disputée sur un format particulièrement dynamique qui a rapidement donné lieu à une bataille dans l’ascension finale vers Val Thorens. Parmi les échappés, Vincenzo Nibali a été entreprenant et suffisamment solide pour résister au retour du groupe Maillot Jaune où se jouait surtout l’attribution des places pour le podium final du Tour. Pendant que l’Italien allait chercher sa 6e victoire d’étape sur le Tour, Julian Alaphilippe cédait sa 2e place au classement général, dégringolant dans les 13 derniers kilomètres à la 5e place. Le podium à la veille de l’étape des Champs-Elysées reste dominé par le Colombien Egan Bernal, désormais suivi de son coéquipiers Geraint Thomas à 1’11’’ et de Steven Kruijswijk à 1’31’’. Romain Bardet conserve le maillot à pois.

6 + 23 = 29
Le peloton du Tour compte encore 155 coureurs pour se lancer sur cette étape raccourcie à 59,5 kms. Magnus Cort lance un mouvement au km 3, suivi immédiatement de Dylan Teuns (Bahrain), Rui Costa (UAE), Alberto Bettiol (Education First), Kevin Van Melsen (Wanty-Gobert) et Lilian Calmejane (Total-Direct Energie). Derrière eux une grosse contre-attaque se forme avec 24 coureurs, Elia Viviani (Deceuninck-Quick Step), Tony Gallopin (AG2R-La Mondiale), Vincenzo Nibali (Bahrain-Merida), Sébastien Reichenbach (Groupama-FDJ), Nelson Oliveira (Movistar), Omar Fraile, Gorka Izagirre (Astana), Michael Woods (EF Education First), Daryl Impey (Mitchelton-Scott), Joey Rosskopf (CCC), Vegard Stake Laengen (UAE Team Emirates), Jasper Stuyven (Trek-Segafredo), Nicolas Roche (Sunweb), Pierre-Luc Périchon (Cofidis), Jens Keukeleire (Lotto-Soudal), Lilian Calmejane, Niccolo Bonifazio, Anthony Turgis (Total Direct Energie), Ilnur Zakarin, Nils Politt (Katusha-Alpecin), Frederik Backaert (Wanty-Groupe Gobert), Stephen Cummings, Ben King (Dimension Data) et Maxime Bouet (Arkéa-Samsic).

Alaphilippe craque à 13 kms du but
Cette volumineuse échappée aborde très rapidement la longue montée à Val Thorens, avec 2’30’’ sur un peloton où les coureurs de Jumbo-Visma décident de durcir l’allure. Périchon et Turgis sont les premiers à quitter leur compagnons d’échappée, mais c’est un quinté qui se forme après 2 kms d’ascension, avec Nibali, Woods, Gallopin, Zakarin et Périchon. Ils sont rejoints par Omar Fraile peu avant l’entrée dans les 15 derniers kms. Mais à 13 kms du but, Vincenzo Nibali passe à l’offensive et s’isole. Derrière lui, le groupe Maillot Jaune maigrit sous le coup des accélérations des coéquipiers de Jumbo-Visma, qui font notamment céder Julian Alaphilippe et Romain Bardet, à 13 kms de l’arrivée.

Nibali résiste
Dans le final, le coureur italien résiste au rapprochement du groupe Maillot Jaune chronométré à 30’’ à 2 kms de l’arrivée. Mikel Landa en sort pour tenter de contester le bouquet à l’homme de tête, sans succès. Sur la ligne d’arrivée, Julian Alaphilippe accuse un retard de 3’17 qui le fait rétrograder à la 5e place du classement général, à 3’45’’ d’Egan Bernal.

CLASSEMENT

1 - Vincenzo NIBALI Bahrain-Merida

2 - Alejandro VALVERDE Movistar

3 - Mikel LANDA Movistar

4 - Egan BERNAL Inéos 

5 - Geraint THOMAS Inéos.

Combatif du Jour : Vincenzo NIBALI Bahrain-Merida.

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Egan BERNAL Inéos 

2 - Geraint THOMAS Ineos à 1'11" 

3 - Steven KRUIJSWIJK Jumbo Wisma  à 1'31"

4 -Emanuel BUCHMANN Bora Hansgrohe à 1'56"

 5 -  Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step à 3'45".

 

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Romain BARDET AG 2 R La Mondiale 

Maillot Blanc : Egal BERNAL Inéos

Equipe : Movistar.

 

 

 

28.07.19 : RAMBOUILLET - PARIS CHAMPS ELYSEES : 128 kms

 

   C'est l'Etape finale...l'Etape champagne où tous les coureurs sont contents d'arriver au bout. C'est toujours un bon moment où tous retrouvent leurs familles et leurs amis.

   Comme toujours les premiers kms seront parcourus au ralenti...on musarde, on papote, on savoure...Puis c'est dans la Vallée de Chevreuse que l'on appuie de plus en plus sur les pédales en vue d'entrer dans la capitale à vitesse convenable et entamer le traditionnel circuit des Champs Elysées.

   Elle sera donc disputée quand ils rentreront dans Paris et ils devront rester vigilants pour ne pas chuter ou prendre une cassure.

   8 tours durant lesquels quelques audacieux s'offriront un baroud d'honneur en lançant une attaque, mais sans grande conviction, conscients que le peloton aura vite fait de les rattraper.

   Sur la plus belle avenue du monde, l'arrivée donnera lieu à un sprint grandiose qui clôturera l'étape et cette 106ème édition du Tour de France, celle du centenaire du Maillot Jaune.

 Le Tour de France 2019 s’est achevé par la victoire d’Egan Bernal, lointain héritier des Lucho Herrera et Fabio Parra, qui devient le 1er vainqueur colombien de la plus grande course du monde. Le benjamin du peloton est aussi à 22 ans et 6 mois le plus jeune coureur rapportant le Maillot Jaune à Paris. Après avoir remporté le Tour de l’Avenir 2017, puis cette année Paris-Nice et le Tour de Suisse, Bernal atteint la consécration en devançant sur le podium son coéquipier chez Ineos et tenant du titre Geraint Thomas. Pendant que la formation britannique réalise un doublé déjà accompli en 2012 avec Bradley Wiggins et Chris Froome, l’équipe Jumbo-Visma place pour la 1ère fois en 36 participations (sous ses différentes appellations) un coureur sur le podium final avec Steven Kruijswijk.
Si le grimpeur colombien a affiché sa supériorité en montagne et signe un succès qui en appelle peut-être d’autres, la dernière étape du Tour a aussi acté la domination d’un sprinteur d’avenir. Caleb Ewan, qui avait promis de gagner sur les Champs-Elysées lors de sa première visite à Paris à l’automne 2011, a tenu sa parole en s’imposant devant Dylan Groenewegen. Il signe ainsi son 3ème succès à sa 1ère participation à la Grande Boucle, après ses victoires à Toulouse et à Nîmes. Il sera peut-être l’un des rivaux à l’avenir de Peter Sagan, qui remporte pour la 7ème fois le maillot vert. Le maillot à pois est quant à luis remporté par Romain Bardet.

Dernier point des grimpeurs pour Offredo
Le peloton se réunit au départ de Rambouillet avec 155 coureurs prêts à achever le Tour de France 2019. Le Maillot Jaune sacrifie à la tradition de la dégustation de champagne et des photos-souvenirs dans la traversée de la forêt de Rambouillet, où l’allure frise la promenade. Sur les deux dernières ascensions classées au programme du Tour, Tim Wellens passe en tête au sommet de la côte de Saint-Rémy-lès-Chevreuse (km 34), puis l’Essonnien Yoann Offredo sur la côte de Châteaufort (km 38).

Une échappée à 4 sur le circuit final
Après une 1ère heure parcourue à 34,4 km/h, le rythme s’accélère à l’entrée dans Paris, et plus encore en abordant pour la 1ère fois l’avenue des Champs-Elysées, avec 8 tours de circuit à effectuer. C’est à 53 kms de l’arrivée qu’Omar Fraile (Astana) lance un mouvement, suivi de Jan Tratnik (Bahrain), Nils Politt (Katusha) et Tom Scully (Education First). Le quatuor obtient un avantage d’une trentaine de secondes, mais l’équipe Lotto-Soudal, relayée par les Deceuninck-Quick Step et les Jumbo-Visma, maintient la pression dans l’optique d’un sprint final.

Michael Matthews retardé

A 2 tours de l’arrivée finale, Tranik et Scully tentent de résister sans Fraile et Politt, mais n’ont plus que 8’’ d’avance et renoncent finalement à leurs illusions à 12 kms de l’arrivée. Dans la préparation du sprint, Michael Matthews est retardé par un problème mécanique mais parvient tout de même à reprendre sa place. Pendant ce temps, Greg Van Avermaet a tenté une sortie du peloton à 6 kms de l’arrivée… sans succès. Sous la Flamme Rouge, les Quick Step sont les plus en vue avec Julian Alaphilippe pour emmener Elia Viviani. Mais dans la dernière ligne droite, Edvald Boasson Hagen lance les hostilités le premier. Il est surpris et cueilli par l’accélération de Caleb Ewan sur le côté droit de la route, pendant que Dylan Groenewegen avait choisi quant à lui le côté gauche, mais avec moins de puissance. L’Australien remporte sa3ème étape sur le Tour de France.  

CLASSEMENT

1 - Caleb EWAN Lotto Soudal

2 - Dylan GROENEWEGEN Team Jumbo Visma

3 - Niccolo BONIFAZIO Total Direct Energie

4 - Maximiliano RICHEZE Deceuninck Quick Step 

5 - Edwald BOASSON HAGEN Team Dimension Data.

 

CLASSEMENT GENERAL

1 - Egan BERNAL Inéos 

2 - Geraint THOMAS Ineos à 1'11" 

3 - Steven KRUIJSWIJK Jumbo Wisma  à 1'31"

4 -Emanuel BUCHMANN Bora Hansgrohe à 1'56"

 5 -  Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step à 3'45".

 

 Super Combatif : Julian ALAPHILIPPE Deceuninck Quick Step.

Maillot Vert : Peter SAGAN Bora-Hansgrohe

Maillot à Pois : Romain BARDET AG 2 R La Mondiale 

Maillot Blanc : Egal BERNAL Inéos

Equipe : Movistar.

 

 

GAIN des EQUIPES

 

GAIN DES EQUIPES TOUR DE FRANCE 2019

1 - INEOS : 799.200 € dont 500.000 € pour Egan BERNAL, Vainqueur.

2 - JUMBO : 203.400 €.

3 - DECEUNINCK QUICK STEP : 189.940 € dont

60.850 € pour Julian ALANPHILIPPE (20 000 € super combatif-11 000€ par Etape remportée-7 000 € 14 jours en jaune).

4 - BORA : 159.050 €.

5 - LOTTO : 134.760 €.

6 - MOVISTAR : 132.470 €.

7 - TREK : 81 590 €.

8 - MITCHELTON : 76.520 €.

9 - BAHRAIN : 71 890 €.

10 - GROUPAMA FDJ : 60 200 €.

11 - AG 2R LA MONDIALE : 55 140 €.

12 - EDUCATION FIRST : 41 710 €.

13 - WANTY : 34 940 €.

14 - SUNWEB : 31 310 €.

15 - CCC : 27 250 €.

16 - ASTANA : 24 250 €.

17 - EMIRATES : 22 930 €.

18 - ARKEA SAMSIC : 22 800 €.

19 - COFIDIS : 21 170 €.

20 - DIMENSION DATA : 19 300 €.

21 : KATUSHA : 18 220 €.

22 : TOTAL DIRECT ENERGIE : 17 760 €.